*Le pont : l'unicite - unisson06
spiritualite laique - Unisson06


Le pont : l'unicité...


"Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts." (Isaac Newton)

[1ère partie]

par Michael

"Tout ce que l'on nous enseigne au fil des jours ne sert en définitive que de tremplin vers de plus grandes vérités
auxquelles on n'accède que plus tard. C'est la loi du progrès."



Cet article inaugure le thème de la non-dualité. Je ne parlerai pas ici de son aspect strictement hindouiste comme on le retrouve dans l'Advaita Védanta. Mais je l'aborderai comme une compréhension englobante, unificatrice, qui interagit sur toutes les parcelles de nos existences. Les prémices d'un grand projet, l'unification de l'humain.


Projet n°1

Etablir un pont entre les deux hémisphères du cerveau, le droit (associé à l'imaginaire, la créativité et la capacité d'abstraction) et le gauche (associé aux facultés rationnelles, arithmétiques et logiques).

Depuis trop longtemps les humains se divisent en deux catégories : les scientifiques, préferant les facultés de l'hémisphère gauche dans leurs observations du monde, établissant un rapport logique basé sur la raison et l'observation dite "cartésienne", où tout effet possède une cause logique et démontrable par l'analyse scientifique. A l'autre extrême se trouvent les humains dits "religieux". Ces humains appréhendent le monde par le filtre de l'imaginaire de l'hémisphère droit du cerveau, en établissant un lien direct entre les effets et la cause première qu'ils nomment "dieu".

Paradoxalement, ces deux typologies d'êtres humains ont tous raison et tort à la fois de concevoir le monde par l'un des deux hémisphères du cerveau.

Les scientifiques ont raison d'établir leurs conceptions du monde sur des faits rationnels, observables et quantifiables : c'est ainsi que l'humain a pu grandir et sortir de l'animalité, en raisonnant et en comprenant son environnement.

Les croyants ont raison de ne pas limiter l'existence humaine à un amas de chairs et d'os et autres mécanismes physiologiques. Une profondeur, une forme de transcendance dépassant le domaine de la matière anime la vie et dépasse toutes formes de matérialisme.

Cependant…

Les scientifiques ont tort de penser que l'existence humaine ne peut être mesurée que dans la sphère rationnelle du connu. Tort de penser que la rationalité comble l'essentiel de nos vies, qu'il n'y a rien hormis les phénomènes prouvables, et que l'intériorité humaine se résume à une mécanique organique en développement.

Les croyants ont tort d'attribuer la transcendance, que leurs intuitions ont perçues, à un dieu anthropomorphique basé sur une conception mentale très subjective d'un individu à l'autre. Ils ont tort de penser que le divin en l'humain dépend d'une entité supérieure gérant l'univers et dont l'homme est redevable comme un fils envers un père, comme dans nos traditions occidentales exotériques.

Devant ce constat, qui a raison et qui a tort véritablement si les deux "voies" sont dans l'impasse, et la limitation de leurs propres perceptions ? Le croyant ne peut concevoir vraiment rationnellement le divin et le scientifique ne dispose pas des outils nécessaires à la mesure de l'irrationnel. Y a t-il donc une troisième voie ?

C'est bien là le thème principal du projet qui va suivre : tenter de mettre à plat l'étendue des champs d'expérimentation et de perception du cerveau humain, à la lumière des apports scientifiques et religieux dans le domaine. Cela nous mènera à la découverte en effet d'une troisième voie, une voie médiane, établissant un pont entre « scientifique » et « croyant », rationalité et irrationalité, hémisphère gauche et hémisphère droit. Prendre ce qu'il y a de meilleur dans l'une et l'autre voie et l'adapter à notre époque, à nos besoins imminents de connaissance de soi. Cette voie est le sens de la spiritualité, englobant toutes dimensions humaines, une spiritualité se détachant résolument de toutes formes de religiosité séparatistes traditionnelles.

La spiritualité est l'enfant prodigue des deux parents bienveillants que sont la science et la religion. Les enfants étant une version améliorée des parents en général, la spiritualité est un prototype évolutif et adaptatif de ceux-ci.

La spiritualité possède un domaine de connaissance universelle que l'on appellera par néologisme : la cognitologie, c'est à dire la science de la connaissance de soi. Englobant donc la science (le fait rationnel et prouvé) et la connaissance de soi (l'intériorité intuitive psycho-universelle de l'humain).

Projet n°2

La spiritualité est un champ d'expérimentation très vaste, elle rejoint en de nombreux points la physique quantique par le biais des conceptions immatérielles qu'elles essaient toutes deux de révéler.

On sait depuis de nombreux siècles, grâce aux écrits des sages de tous horizons, que l'existence humaine ne se résume pas uniquement à une vie organique. Elle est bien plus que cela, elle dépasse largement notre champ connu pour aller dans une direction que nous pouvons percevoir en élevant notre niveau d'intensité spirituelle.

Par le passé, les humains qui fondèrent les grandes religions perçurent cette immensité spirituelle qui réside au fond de nos êtres, cette profondeur qui donne un sens à la vie par la joie qu'elle laisse pressentir. Par le biais de leurs expériences spirituelles diverses et variées, ils purent atteindre un niveau de perception leur permettant de comprendre les plans d'existence supérieurs au notre. Les sages mirent par écrit le récit de leurs voyages, afin d'offrir leurs découvertes à leurs semblables. Malheureusement, la majorité des humains de l'époque ne possédait pas un niveau de conscience suffisamment élevé pour percevoir la grandeur de ce cadeau ; ainsi naquirent tristement les religions, organisées autour de dogmes rassurants, figées dans l'incompréhension. Ne pouvant percevoir l'essentiel, l'humain créa l'accessoire. La religion est un outil que l'on peut conseiller à quelqu'un, une béquille pour le convalescent (Ndlr : l'origine du mot « imbécile » à la même provenance : im : sans – bécile : béquille) , mais un homme valide n'a que faire de béquilles. Au contraire elles entravent sa marche. Le malheur des religions est qu'elles ont confondu l'essentiel et l'accessoire : elles ont pris l'accessoire pour l'essentiel et inversement. Elles se sont arrêtées sur la forme extérieure, le rite, l'appartenance, alors que c'est un fond commun essentiel qui anime tous les êtres. Les guerres de religions qui accablent notre monde viennent de cette confusion . Aujourd'hui, nous nous devons de retourner à l'essentiel, l'Amour inconditionnel et universel. J'y reviens souvent, cela peu paraître excessif, mais on ne le dit jamais assez, l'amour divin est offert à TOUT ce qui vie sur terre et dans l'univers entier. C'est un du à tout être, car c'est une proprité intinséquement lié à son existence, c'est le ciment subtil de l'assemblage atomique de notre monde.

On peut se poser la question : d'où provient cette incompréhension ? La peur en est un facteur déterminant : peur de l'inconnu, de l'autre, et par extension, notre peur ultime la mort. Cette incompréhension provient aussi d'un manque de maturité spirituelle, qui ne permit qu'à peu de nos ancêtres de percevoir les évolutions futures de notre espèce. Les temps étaient obscurs et les conditions de vies déplorables, il ne faut pas trop en vouloir à nos ancêtres pour leurs égarements.

Mais aujourd'hui, bien que nous soyons encore trop peu à comprendre les choses qui font nos vies, nous sommes bien plus nombreux et plus évolués que nos semblables. Nous commençons à peine à mieux nous connaître, et en ce sens un nouveau cycle est en train d'émerger. De quoi serait fait ce nouveau cycle ?

Ce sera tout simplement une révolution. Une révolution pacifique cette fois, où les changements profonds se situeront au fond de nos êtres, avant de s'amplifier vers le reste du monde...


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Le Pont [2ème partie] : Les pièges de la pensée