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Dieu : Après la dispersion, l'unité...

« Oeil pour oeil, la loi du Tallion nous rendra tous aveugles ! »
Gandhi

[3ème partie]

par Michael

 

Comprenons bien en notre être tout entier l'histoire de l'humanité face au divin, sa lente évolution de la matière la plus désorganisée à un être contenant des milliards de cellules complexes qui forment ce que nous sommes aujourd'hui.

Tout n'est qu'évolution de l'Univers. La matière évolue, les minéraux, les végétaux et les animaux évoluent eux aussi. Le lit de la rivière n'est jamais le même, la croûte terrestre est en mutation, tout comme les étoiles et les supernovas. Tout n'est que changement permanent.

Partant de ce principe cosmique universel, comment concevoir le fait que l'humain soit tellement effrayé par le changement ? Pourquoi s'exclu t-il des cycles naturels ? La peur fait partie de cela. Le changement fait peur car il remet en question, bouscule nos certitudes enracinées trop souvent dans le sol stérile de l'égocentrisme.

Les religions en sont des exemples frappants. La peur de remettre en question des dogmes figés dans un temps archaïque pousse à commettre les pires mensonges, voire atrocités, au nom d'un Dieu-Ego. Les religions, comme tous les outils de compréhension du divin, sont soumises à la Loi de l'impermanence et de l'évolution constante. Cet outil (la religion), façonné de toute pièce par l'humain, se doit d'être amélioré, et c'est ce qui a été fait au cours des millénaires, puisque depuis les cultes animistes des premiers hommes, nombres d'outils de compréhension sont venus pour en déloger d'anciens inadaptés. Le Judaïsme remplaça les cultes païens polythéistes, puis fut remplacé pour une vision plus universelle par le Christianisme, et en orient l'Hindouisme fut remplacé par le Bouddhisme. Ces religions, au fil du temps, subirent des évolutions, et des courants différents en sortirent pour rénover les vieux fondements. Mais jusqu'à un certain point, ensuite le changement doit s'effectuer plus en profondeur.

Cette phase de grand changement nous l'observons depuis quelques années au sein de nos sociétés. Les réactions furent radicales pour le changement : il passa par un athéisme profond de nos semblables, une réaction épidermique devant l'archaïsme frappant du dogmatisme inadapté des religions. Puis par un renouveau des spiritualités orientales, plus adaptées à une compréhension globale, mais surtout plus enclines à l'unification de l'espèce que nos vieux monothéismes occidentaux.

Aujourd'hui, après toutes ces dissensions, ces séparatismes, ces affrontements entre cultes ou entre science et religion, il apparaît une troisième voie : une voie unificatrice.

On la nomme généralement « spiritualité ». Elle n'est pas une religion, un dogme établi, mais un mode de vie, une façon d'appréhender le monde, de vivre le divin en soi en harmonie avec les autres et la nature.

Une voie qui apprend autant de la science que de la religion, en en faisant ressortir les bons éléments. Car la science, comme la religion, fait partie d'une même pièce divine et universelle. Leurs combats n'ont pas de sens. Ce combat se base sur leur médiocrité égocentrique : vouloir imposer une vision dualiste du monde, voir manichéiste : Matière contre Esprit.

L'humanité en a soupé de ces puérils affrontements, il nous faut passer à autre chose, à une réelle unité, loin des frileux dogmes des deux camps. D'un côté un scientisme qui ne veut rien lâcher de son savoir sur la matière, qui garde encore rancœur contre la religion pour les persécutions faites à ses représentants de part le passé. Et de l'autres des cléricaux paralysés par le progrès et la peur de remettre en question leurs conceptions « clés en mains » de l'existence.

Il suffit, nous n'en voulons plus ! Nous ne voulons ni d'une société matérialiste à outrance, ou l'humain n'est qu'un amas de chair et d'os, un consommateur manipulé par le marché ultra-libéral ; ni d'une croyance aveugle qui ne jure que par le Dieu qu'elle s'est inventée, et conçoit le monde par le filtre de ses préjugés, en combattant égoïstement pour sa religion.

Ce que nous voulons pour les générations futures

Ce que nous voulons, c'est un monde de paix et d'harmonie, où les humains jouiraient pleinement des avancées de la science et des médecines naturelles dites holistiques (c'est-à-dire qui prennent en compte l'humain dans sa globalité : corps, esprit, émotions…) . Qu'ils puissent jouir de la chirurgie de pointe comme des psychothérapies corporelles (Shiatsu, Reiki…) et des médecines douces qui prennent en compte la dimension spirituelle de l'humain. Un monde où Dieu n'est plus une image, un nom, un symbole ou une église : mais juste l'Amour qui se vit en notre cœur, et qui se répand partout comme le ciment de nos convictions les plus nobles.

La spiritualité que nous concevons se veut foncièrement laïque, mais intégrant tous les aspects spirituels progressistes des religions et philosophies du monde. Nous prenons la quintessence du tout, pour en extraire l'élixir d'amour inconditionnel et universel.


La science

Nous voulons d'une science ouverte sur tous les aspects du vivant, aussi bien la matière que l'esprit ; des études dans tous les domaines de la parapsychologie : les états modifiés de conscience, les expériences de mort imminente, le voyage astral, la communication avec l'au-delà… Ces recherches permettraient de démystifier toutes les peurs de l'inconnu qu'ont élaborées les religions organisées. Ces études approfondies nous permettraient de mieux connaître notre monde, notre rôle sur la Terre et notre avenir.


L'éducation

Un enseignement à l'école plus complet, qui prendrait en compte l'aspect psychologique de l'enfant par le biais de jeux et autres formes ludiques d'apprentissage. Favoriser l'entraide et la créativité, plutôt que la compétition et la course à la bonne note. Enseigner la psychologie dès le collège comme matière au programme, adaptée à tous les âges. Ceci afin d'amener l'enfant et l'adolescent à vouloir mieux comprendre son être et les angoisses propres à son âge.


La politique

Nous voulons une politique internationale, basée non plus sur des échanges financiers et économiques, mais sur un aspect social qui prendrait en considération la place de l'humain dans les cycles naturels de la vie. Des politiques en terme d'écologie, de développement durable et de gestion du patrimoine naturel mondial.

Une approche altruiste dans le monde du travail, privilégiant la réduction du temps de travail à un mi-temps généralisé. Ce qui permettrait d'embaucher plus de personnes pour un même poste, attitude qui imposerait en contrepartie un chiffre d'affaire plus équitable pour les entreprises, évitant les monopoles économico-financiers qui dictent leur loi sur le marché.

Une réduction du temps de travail permettrait à l'humain de passer plus de temps aux activités essentielles à son épanouissement :

- Etre plus proche de sa famille, ce qui éviterait bon nombre de problèmes, de désordres psychiques, de délinquance, d'alcoolisme, de suicides…

- Cela permettrait à l'humain de développer son sens artistique et d'embellir son existence par l'art, qui transcende la condition de l'humain.

- Faire du sport et soigner son alimentation, la plupart des maladies mortelles telles que le cancer étant dues en majorité à une absence d'activité physique et à une alimentation toxique et déséquilibrée, mais aussi au stress dû à la surcharge de travail, aux problèmes relationnels et autres.

- Du temps pour se connaître soi-même, étudier son être et comprendre ses problèmes pour les transcender, aller au-delà pour atteindre la sérénité.


La plupart des maux de notre société sont issus des désordres psychiques ou des problèmes psychologiques latents, comme la dépression ou les addictions (alcool, tabac, drogue, sexe…). Il faut se connaître soi-même, apprendre à reconnaître son désordre intérieur, et agir pour le guérir : c'est la voie vers la réalisation spirituelle.

Sur le plan de la politique extérieure : suppression progressive des frontières nationales et élaboration d'un gouvernement mondial autonome constitué de sages élus (mondialement) de chaque nation, dans leurs domaines de compétences respectifs. Mise en place d'une monnaie mondiale, d'une armée mondiale de défense, harmonisation et convergence économique mondiale avec la mise en œuvre de taxes sur les monopoles financiers et les transactions spéculatives. Annulation de la dette du tiers-monde, et création d'un réel fond d'aide au développement économique de ces pays.

Bien entendu tout ceci peu sembler utopiste. Mais cela a un sens, cela tend vers l'union et la paix des peuples. La politique n'est pas une fin en soi, c'est un outil comme la religion, et comme disait Spinoza en son temps : « Si l'homme était sage, l'état serait superflu ». En attendant que l'homme soit SAGE, tentons de faire évoluer les mentalités à notre niveau par l'application des éléments cités plus haut. Réformons-nous déjà personnellement, ensuite nous verrons comment le mettre en pratique sur notre Terre entière. L'aventure ne fait que commencer…


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