*Croire, Savoir et Connaitre, Introduction - unisson06
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Croire, Savoir et Connaitre
Religion, Science et Spiritualité

Introduction

par Michael Abitbol

 


Le chemin intérieur est souvent pavé d'embûches, de contradictions apparentes d'un enseignement à l'autre ou bien de concepts qui se chevauchent. Voila pourquoi il est je pense important de mettre à plat certains aspect, de nettoyer les mots de leur culturalisme et d'observer qu'elles sont les principes, c'est-à-dire les énergies qui sous-tendent ces mots. Tout est énergie et vibration dans l'univers, les mots sont des sons, les sons sont des ondes, les ondes sont des énergies en mouvement. Le sens d'un mot, son étymologie, sa sémantique répandent avec lui toute une saveur bien particulière, qui peut soit être libératrice, soit ensorcelante. Les mots sont piégés et pour y voir clair il faut une bonne vue, cette bonne vue s'acquiert par l'observation de soi et l'affûtage du discernement. L'observation c'est apprendre à prendre du recul sur ce que l'on observe, voir les choses sous des angles différents afin de comprendre (prendre en soi) la globalité d'un principe. Le discernement, c'est l'art de trier le bon grain de l'ivraie, il faut de la nuance, de la subtilité et une vue pénétrante pour voir juste. Ce discernement s'acquiert directement lorsque nous accédons au centre de l'être, à l'Axis Mundis (l'axe du monde) qui permet la rotation de tout le reste. Cet axe, en nous, se cultive ensuite pour devenir un axe imperturbable, serein et clair comme l'eau d'un torrent de montagne.

Dans ce travail d'observation et de discernement ils nous faut impérativement au début séparer les concepts et les principes pour les nettoyer. Au même titre qu'un horloger démonterai une montre, puis prendrai un par un chaque rouage afin de les nettoyer et les affûter. Pour, ensuite, remonter le tout et faire fonctionner harmonieusement la montre. Cette analogie s'adapte fort bien au sujet qui va être traité ici, c'est-à-dire observer et discerner quelles sont les trois catégories fondamentales d'être humain. Et détaillé au plus précis ce qui constitue ces trois catégories et le sens de leur existence respective dans le processus de croissance intérieure.

On classifie en général les périodes de croissance physique d'un humain en trois grands stades bien distinct, avec entre chacun d'eux des sous niveaux intermédiaires. Nous observons ainsi, l'enfance, l'adolescence et l'âge adulte, nous comprenons naturellement ces stades (car nous les avons soit vécu, soit vu autour de nous) et chacun d'eux est à sa place dans le cycle de la vie humaine. Si l'on se penche à présent sur le plan spirituel nous pouvons en toute logique adapter ces stades aux stades de croissance de la conscience, qui de vies en vies acquiert de la maturité par le biais des expériences qu'elle va vivre. La gnose chrétienne de Valentin catégorisait l'âge spirituel des humains par de trois stades qu'il nommait :

•  Hylique (Hyle en grec signifie la matière)

•  Psychique (intellectuel)

•  Pneumatique (de pneûma en grec qui signifie le souffle, l'esprit)

Bibliquement ces trois types d'être étaient symbolisés par Seth (hylique), Abel (psychique) et Caïn (pneûmatique). Dans la spiritualité de l'Inde nous retrouvons à peu près cette critériologie par l'énoncer des trois gunas (en sanscrit signifie « aspects de l'être » ). Les trois gunas sont des constituants de la matière qui s'influencent réciproquement, chacun de ces aspects possède des propriétés spécifiques. Le premier guna se nomme « Tama » (ignorance, principe d'inertie), le second « Raja » (passion, principe d'activité) et le troisième « Sattva » (vertu, principe indestructible). Ces principes transposés sur les plans psychique et spirituel nous retrouvons des types d'êtres avec des tendances marqués en majorité par l'un ou l'autre de ces gunas (en effet ces trois principes sont ensemble en l'humain, mais le sage, transcende et inclus ces trois principes, tout comme l'adulte contient en lui les stades de l'enfant et de l'adolescent). Nous verrons plus loin comment à chaque type d'être correspondent analogiquement non seulement un stade de croissance mais aussi une inclinaison majoritaire vers l'un de ces trois gunas.

Il nous est possible d'actualiser cette perception en l'adaptant à notre époque et surtout en l'approfondissant considérablement. Car les conceptions gnostiques ou hindouistes méritent que l'on aille au-delà d'elles pour mieux les comprendre et surtout ne pas resté figé dans une forme traditionnelle temporelle. La Vérité est comme l'eau, elle est vivante et s'adapte à toutes les formes sans être figé dans l'une ou l'autre, voila pourquoi elle est recherchée pour étancher la soif profonde de l'être. Si l'eau stagne elle croupie et remplie son rôle inverse, elle rend malade, ce que nous constatons au sein des organisations religieuses et scientifiques. A force de vouloir réglementer, figer la Vérité dans des dogmes ou des théories nous sommes en train d'enfermer l'humain dans la prison qu'il s'est créé lui-même. Seul la Vérité fera vous affranchira disait l'évangile, cette Vérité est en nous, derrière notre masque de peur et d'ignorance.

Sur un plan purement physiologique nous pouvons étager les trois typologies d'être en fonction de l'ampleur d'utilisation d'un des centres de l'être. L'être humain possède trois centres :

•  Le centre physique (qui comprend le centre moteur et sexuel)

•  Le centre émotionnel (avec un pôle inférieur et supérieur)

•  Le centre intellectuel (avec un pôle inférieur et supérieur)

Le centre physique est relié au cortex reptilien, le plus ancien des cerveaux, résidus de l'étape d'évolution animale, sa fonction est la gestion des instincts de base, conservation de l'espèce, reproduction, défense du territoire.

Le centre émotionnel est relié au cortex limbique, un cerveau plus récent où siègent les émotions. Ces émotions sont négatives quand elles sont gérées uniquement par le cortex reptilien pulsionnel, elles sont donc instinctives. Elles sont positives lorsqu'elles sont gérées par la conscience supérieure qui englobe les trois cerveaux, elles deviennent intuitives.

Le centre intellectuel est relié au néo-cortex, le plus imposant des trois cerveaux, siège des fonctions élaborées de l'intellection (logique, raison, abstraction …). Le centre intellectuel possède un pôle inférieur où réside le mental concret, binaire, qui a pour but d'être un outil pour la gestion du monde ordinaire de la matérialité. Un pôle supérieur ou réside le mental abstrait, qui a pour but de capter sous formes d'intuitions subtiles les influences émanant des sphères spirituelles, c'est le siège de l'intuition pure. De nos jours, il y a inversement des pôles au niveau intellectuel, ce qui fait que le mental concret/binaire semble ne pas laisser la place au mental supérieur ou comme le disait Einstein : «  Le mental intuitif est un don sacré et le mental rationnel est un serviteur fidèle. Nous avons créé une société qui honore le serviteur et a oublié le don ». Une grande partie du travail sur le chemin est de remettre les choses en ordre, c'est-à-dire de remettre le mental inférieur rationnel à sa place de serviteur du mental intuitif. Car ce qui est limité, la raison, ne peut comprendre l'illimité, l'intuition, et en ce sens les rôles étant inversés, la coupure en l'humain avec le spirituel amène à la décadence que nous offre notre monde actuel. L'intuition étant au-delà de la dualité du mental rationnelle peut ainsi capter les influences du monde spirituel. Et ensuite les transmettre au mental rationnel qui va ainsi codifier et verbaliser selon des normes contextuelles. Comme disent parfois les linguistes « traduire, c'est trahir » ainsi on entend souvent de la bouge des sages qu'aucuns mots humains n'est capable de transmettre ce qui est vécu au-delà de l'intellect.

On peut ainsi faire la liaison avec trois catégories d'être, le croyant fonctionne principalement au niveau du couple cérébral cortex reptilien/limbique. Car à ce niveau les croyances sont principalement utilisées comme vecteur d'extériorisation émotionnelle. On le voit souvent d'ailleurs quand un croyant rencontre une personne qui ne partage pas ses croyances, il se crée une sorte de réaction épidermique au niveau du cerveau limbique, siège des émotions. Et si le croyant possède moins de subtilité où est prisonnier de la peur les réactions peuvent être hurlante, voir violente. On voit nettement qu'une personne prise par les émotions a peu de contrôle sur elle-même et les guerres de religions sont là pour nous le rappeler tristement.

Le savant lui est plus particulièrement fixé au niveau du néo-cortex, siège de la raison, mais il n'utilise généralement que le mental inférieur, logique et hypothético-déductif. Ainsi il ne maîtrise pas non plus ses émotions (comme on le croirait extérieurement d'une personne, sous le vernis civilisé se cache bien des choses) mais ils se coupent d'elles, il se déconnecte. Il peut faire croire qu'il se maîtrise mais il n'en est rien, il fonctionne juste comme un ordinateur, avec des 0 et des 1, et humainement se coupent de l'aspect supérieur des émotions quand elles sont régulées par la conscience pure. Bien entendu, il ne faut pas généralisé, certains scientifiques essayent de faire la part des choses. Mais tout de même, la déformation professionnelle existe, et quand vous êtes formé et habitué à raisonner d'une certaine manière cela influence immanquablement les autres aspects de votre vie.

Le connaissant quand à lui a apprit et vécu par un long travail intérieur à observer ses sensations et pulsions physiques, ses émotions et ses pensées et après un long travail de filtrage, d'équilibrage, d'écrémage, de déconditionnement il s'est installé dans la station suprême (comme disent les soufis), la conscience pure. Cette conscience pure n'a rien d'organique, elle n'est pas dans le cerveau physique ou le lobe préfrontal comme le croit les neurologues. Les scientifiques sont des savant, ainsi leur savoir ne peut en aucun les amener à connaître la vérité puisqu'ils n'osent pas encore vivre les choses de l'intérieur. Alors, en attendant ils spéculent et théorisent, ce qui revient à tourner autour du pot plutôt en spéculant sur sa saveur, alors qu'il sera plus direct de le déguster. Si la conscience était dans le cerveau nous ne pourrions pas observer nos émotions et nos pensées, car un œil ne peut pas se voir lui-même. Si nous étions ce cerveau de chair nous ne pourrions observer et nous détacher de son contenu. L'expérience directe intérieure nous montre que cela est possible, sans compter les expériences de mort imminente ou les sorties hors du corps abondamment relaté au quatre coin du globe et qui commencent à être démontré par une science ouverte et non dogmatique. Une autre preuve, qui peut être expérimentée directement par tous, consiste à observer une pensée ou une émotion, ainsi il se crée en vous une ouverture, une libération, quelque chose se passe en vous et vous transforme. Cela fonctionne, car vous le vivez, même si vous ne savez pas encore le processus exact, vous savez au moins que c'est vrai, car cela vous amène à un mieux être.

 

 

 

 

Autre aspect, dès que vous vous coupez de la conscience immatérielle (et que vous en restez à la croyance que vous êtes exclusivement ce cerveau et ce corps) il se crée une contraction, une limitation et peu à peu un abaissement de l'énergie globale du corps. Démontrant que l'esprit est une sorte de clapet entre le monde physique et le monde spirituel et qu'il peut s'y fermer, s'y couper, ou s'y ouvrir. Dès qu'il se coupe il est comme une feuille détaché d'un arbre, à terme il ne fonctionne que par les pulsions animales et un intellect mécanique, il finit par ne voir la vie que pour la satisfaction de ses désirs égocentriques, notre monde de consumérisme en est un des résultats affligeant. Mais, dès que l'on s'ouvre au monde de l'esprit que l'on comprend et que l'on vit le fait que nous ne sommes pas limité à un corps, alors il se développe des aspects plus nobles en nous. Un détachement des bas instincts animaux, des émotions négatives et une cultivation de l'intuition du cœur vers une plus grande inclusion de l'humanité en soi et de sa place dans l'univers. Ce sont des FAITS et non des spéculations, la Vérité réside dans ce qui FONCTIONNE, les croyances, le savoir ne fonctionnent pas pour ce qui est de l'essentiel d'une vie humaine, c'est-à-dire vivre le bonheur, l'amour et la paix en soi et autour de soi.

Autre analogie que nous pouvons faire entre les trois stades d'évolution de la conscience concerne les états de la conscience, le sommeil (inconscience), l'état de veille (demi-conscience) et la pleine conscience.

Le croyant vit donc un sommeil inconscient constitué des rêves et fantasmes alimentés par ses symboles de Dieu et les imageries religieuses propres à sa culture. Il se crée ainsi un filtre entre le réel et sa propre inconscience où se mêlent de manière confuse des instincts et des émotions non contrôlés.

Le savant vit à l'état demi-conscience, il essaye de savoir ce dont est fait le monde qu'il croit réel, il étudie ainsi les effets que lui permet de savoir la matière. Il a donc conscience des effets qu'il constate dans la matière, mais il croit qu'il n'existe que la matière, voila pourquoi c'est un état de demi-conscience. Il ignore le monde des causes qui ont provoqué les effets qu'il étudie et ainsi prends le doigt qui indique la lune pour la lune elle-même. Même s'il voit les effets et qu'il en a conscience, il lui reste tout un aspect de son être dans l'obscurité car il ne se connaît pas lui-même. La physique quantique a démontré que l'expérimentateur influence l'expérience, ainsi toutes les théories émergentes de la qualité d'être de celui qui les élabore. Voila aussi pourquoi même dans un domaine comme la science (où l'on croirait à l'objectivité et la partialité) il existe des désaccords et des querelles. Ils n'arrivent pas vraiment à trouver un sens au pourquoi de la vie et ne pouvant accéder aux causes avec ces outils il juge que la vie est le fruit du hasard. Mais ils continuent à ne pas vouloir se connaître et plongent dans une vie éphémère où ils ne savent pas pourquoi ils vivent, pourquoi ils meurent ce qui les coupe de leur essentiel. Une vie qui n'a pas de sens revient à ne pas être vécue, puisque pour un matérialiste il finira avec ce corps matériel. Croyant que cette croyance qui énonce : « de toute manière il n'a rien, autant profité un maximum.. » lui permettra de vivre mieux, mais la vie est là pour lui rappeler par la mort de ses proches, la maladie et la vieillesse qu'il lui faut trouver un sens à sa vie qui transcende la matière. Au même titre qu'un œil ne peut pas se voir lui-même, la matière ne peut pas trouver un sens à elle-même, c'est comme essayer de se soulever soi-même. Seule une partie qui n'est pas le corps peut avoir conscience du corps et si on se coupe de cette conscience supérieure il ne reste rien. La notion du sens de la vie éclot lorsque l'on s'ouvre à ce qui dépasse la matière, car c'est la conscience qui englobe cette matière qui peut lui donner tout son sens.

Le connaissant quand à lui (lorsqu'il a atteint l'éveil) vit dans la pleine conscience, il n'est plus soumis aux croyances irrationnels et à la superstition pas plus qu'il ne porte d'importance essentielle au savoir livresque. Il a perçu l'aspect illusoire de la croyance et du savoir toujours soumis à l'impermanence. Il s'est installé dans l'éternité car il vit de cette conscience qui est dans le monde sans être du monde. Il est libre de vivre et libre de mourir, il aime car il connaît, Krishnamurti disait : « Aimer, c'est être conscient de l'éternité. » On ne peut aimer l'autre si l'on croit qu'il n'est qu'un amas de chair et d'os dans un monde hasardeux voué au néant. Le hasard représente pour le savant une croyance qu'il place sur ce qu'il ne comprend pas, car n'ayant pas développé en lui les sens lui permettant de connaître ce qu'il est et ce qu'est le sens d'une vie humaine dans l'univers.

 

Les trois singes de la sagesse

 

 

En Chine ces trois singes de la sagesse sont représentés parfois sur les fresques des pagodes bouddhistes. Chacun de ces singes se couvre une partie du visage, l'un les yeux, l'autre les oreilles et un autre la bouche. Bien entendu il existe des niveaux de compréhension différents, mais ici nous pouvons retenir celui qui colle le plus fidèlement au sujet de cet article.

Un des singes se couvre les yeux, il désigne ainsi une certaine catégorie d'être que nous allons identifier ici au croyant. Ce singe représente donc ceux qui ne voient rien, écoute ce qu'on leur dit et le répète à d'autres. C'est le niveau de la croyance, l'enfance de la conscience, qui n'ayant pas la vue pénétrante des choses (pour le moment) ne fait qu'écouter sagement l'énoncé du dogme et va le répéter, le propager soit au voisin, soit en tant que missionnaire dans le monde. Ne possédant pas la vue (c'est-à-dire l'ouverture de l'intuition, de la connaissance directe du monde spirituel) il ne peut qu'entendre sans vérifier, sans aller voir par lui-même. Et ainsi étant fermé au plan de conscience supérieure pense que c'est le seul et unique moyen d'accéder au divin. Il s'en convainc donc et va en parler à tout le monde comme le seul et unique moyen de salut. L'histoire des guerres de religions nous a démontré aisément que ce mode de compréhension est erroné et mène aux pires errances, même au nom d'une idée de l'amour.

Le second singe se couvre les oreilles, il désigne ainsi une certaine catégorie d'être que nous allons identifier ici au savant. Ce singe représente donc ceux qui voient mais n'écoutent pas et ensuite parlent uniquement de ce qu'ils voient. Le scientifique ne croit que ce qu'il voit, ce que ses cinq sens et son intellect lui permettent de savoir. Son mode de compréhension est supérieur à celui du croyant, mais il lui reste une partie du réel dans l'ombre. Il n'écoute pas la voix de son être, de sa conscience profonde qui lui parle du monde spirituel et l'ouvre à la connaissance directe. Ne possédant pas encore l'ouverture de l'intuition il pense que son mode de compréhension est le seul et unique. Il peut lui arriver de prendre de haut le croyant, car il se situe sur un plan légèrement supérieur, mais il est un borgne au pays des aveugles. Sa compréhension reste partielle, car il ne voit que les effets dans le monde matériel, mais n'écoute pas les causes qui se situent dans le monde spirituel. Ne pouvant comprendre ce qu'il n'est pas encore prêt à vivre, il va se moquer du croyant et rabaisser l'initié à un fou qui aurait perdu la raison, voir un charlatan. Mais un fou est t-il fou ou sommes nous tous fou ? Lui dira le sage. Dans un monde qui se fout du monde, qui est le plus fou, celui qui se coupe de sa sensibilité et du sens profond de son existence où celui qui tente d'y percer les mystères en osant se mettre en quête ?

Le troisième singe se couvre la bouche, il désigne ainsi une certaine catégorie d'être que nous allons identifier ici au connaissant, l'initié. Ce singe représente donc ceux qui écoutent et voient le monde spirituel et sa vérité rayonnante, mais ils se taisent afin d'accomplir la parole évangile qui énonce : « Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu'ils ne les foulent aux pieds et que, se retournant, ils ne vous déchirent.» (Matthieu VII – 6). C'est-à-dire ne pas dévoiler les vérités précieuses à ceux qui n'étant pas encore prêt à les comprendre vont les dégrader et les fouler du pied. Le sage s'enveloppe du silence qui est d'or et parle uniquement quand il est temps, ni trop, ni trop peu, une parole juste et habitée par sa conscience claire et son cœur purifié. A ce stade il ne ressent aucun besoin d'influencer qui que ce soit, ni de convertir ni d'imposer une théorie. Il n'a pas vraiment de théorie sur la vie, il la vit, il est, il s'ancre dans l'éternité d'une conscience qui vibre au présent.

 

Première partie : Croire
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