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Le Best Of du Forum

par Sylvain

Le forum du site est de plus en plus fréquenté et nous ne pouvons que nous en réjouir. Les échanges sont riches, passionnés, parfois de mauvaise foi mais toujours intéressants. Ce dossier vous permettra de trier le bon grain de l'ivraie, j'entends par là les réflexions les plus marquantes et qui pour nous résonnent comme des cristaux de sincérité. Non exhaustif, en toute subjectivité et humilité.

A bientôt sur le forum

Jean Yves

Bonjour à tous,

Par ce texte je donne un certain point de vue, une certaine vision des choses, une expression pour amener une ouverture et non pas pour définir ce qu'est la réalité (laquelle d'ailleurs ne peut être définie). La raison d'être de la voie spirituelle n'étant pas de définir quelque chose mais de permettre à ce qui est vérité (en nous) de s'exprimer.
Il est d'ailleurs sans importance que l'on me croit ou non, l'essentiel étant de s'ouvrir à une vision toujours plus large de la vie, car la Vérité est inscrite au plus profond de chacun d'entre nous.

Remettre en question nos croyances, nos certitudes
Nous avons des opinions sur les choses, sur le monde, qui sont souvent bien arrêtées, trop bien arrêtées ; mais avons-nous réellement pris le temps d'y regarder de plus près. Très longtemps les hommes ont cru que le soleil tournait autour de la terre, cela semblait d'une telle évidence…..
Nous sommes enfermés dans ce piège qu'est notre croyance en une réalité bien définie; ces certitudes nous rassurent, nous confortent, nous donnent une apparente stabilité et c'est pourquoi nous les maintenons avec une telle force ; le problème c'est qu'elles établissent le champ de nos propres limites et créent ainsi la prison qui nous enferme. Nous n'aimons pas avoir des doutes sur la nature des choses, cela nous déstabilise, et pourtant….. Cette incertitude donne l'ouverture sur l'infini. Accepter de ne pas savoir, reconnaître cette ignorance fondamentale est nécessaire pour que la réalité puisse se révéler à nous telle qu'elle est.
Cette compréhension donne l'opportunité de pouvoir suivre ou tester d'autres voies, d'autres attitudes, d'autres pratiques, écouter des enseignements que l'on avait jusque là mésestimés ; écouter dans l'ouverture….
Il est évident que si nous semons toujours les mêmes graines, nous aurons toujours les mêmes fruits.

Se mettre en chemin vers l'ouverture, pourquoi est il important d'en comprendre profondément les avantages ????
Il est vraiment nécessaire qu'il y ait une profonde détermination pour cette réalisation et c'est pourquoi le faite de connaître les bénéfices que l'on peut en tirer est essentiel ; ne pas hésiter à poser les questions, à se poser réellement les questions sinon on se rétablit dans une croyance et cette « spiritualité là » ne touche alors que le plan superficiel de l'esprit. En d'autres termes, ne pas survoler le sujet…. Si l'on a un doute sur une chose ou sur une autre ce n'est pas un problème….Le doute est préférable à une certitude prise pour se rassurer.
Cette recherche a pour effet :
& De déstabiliser le carcan du mental.
& D'amener une intention profonde (réelle) d'ouverture déclenchant ainsi certains « hasards » bénéfiques dans la vie.
& D'établir en soi le désir profond de réalisation, base du maintien de la continuité dans la démarche spirituelle.

Quels sont les avantages de l'ouverture ???? Ou le pouvoir créateur de notre conscience….
Dès que l'on se met en chemin vers l'ouverture, les conséquences bénéfiques se font sentir, car ce changement amène la vie (qui est notre miroir) à « réagir », je parle par expérience et laisse chacun tester par lui-même. Au fur et mesure que la conscience s'élargit, devient plus claire, nous avons davantage d'influence sur les situations de notre vie, nos désirs se réalisent plus facilement.
En d'autres termes notre capacité à créer spontanément les situations qui nous sont favorables se rétablit progressivement. Nous sommes alors encouragés par ces améliorations et une dynamique est ainsi créée.

Que faire ?
A chacun de voir lui même ce qu'il peut faire dans sa vie pour cela, l'intention seule si elle est sincère est déjà un pas en avant ; elle est une sorte de prière silencieuse en nous. Autrement, pour beaucoup, ce sera d'accorder davantage de temps à l'écoute de soi, à la lecture des écrits de maîtres, au silence ; pour d'autres, changer certains comportements nuisibles….
Faire à la mesure de ces capacités, un pas en avant peut sembler « petit » mais un pas est un pas et celui-ci deviendra la base des pas suivants….
Une fois sur ce chemin çà ne s'arrête pas…..
Mais l'issue n'est pas dans « faire » mais dans comprendre, accepter de remettre en question les certitudes que nous avons acquises (durement parfois), accepter d'avoir tort, de ne pas savoir, de changer…. Tout cela demande un très grand courage, un courage d'autant plus grand que cette attitude n'est généralement pas reconnue comme étant méritante par nos propre schémas mentaux.
Cette dynamique vers l'ouverture est aussi naturelle que le faite de grandir pour un enfant, d'une certaine façon on pourrait dire qu'il n'y a rien à faire car c'est la force de vie elle-même qui en est le moteur. Cet aspect est la meilleure garantie que les transformations sont saines et naturelles.

Il semble que nous ayons une approche totalement illogique de la réalité, nous nous occupons d'abord de notre confort matériel, il est l'objet de toute notre attention ; notre vie intérieure passant éventuellement après. Dans cette attitude nous agissons comme un maçon qui voudrait poser la toiture d'une maison sans couler les fondations et sans construire les murs. Cette manière de procéder sera toujours vouée à l'échec, cause de conflit et de problème.
Il est très surprenant que les enseignements spirituels qui sont la base de toute vie ne soient pas mieux connus, et surtout, profondément compris, que la grande majorité des gens de notre époque ne réalisent pas à quel point l'épanouissement de la vie intérieure est indispensable.
Il semble que les religions aient perdu l'essentiel de leur message et pire que cela, donnant une fausse idée de ce qu'est la réalisation spirituelle en ferment les portes….
Je suis convaincu que si nous ne suivons pas ce chemin là qui nous ramène à nous même, à notre source, c'est que nous n'en comprenons pas l'aspect vital. Qui parmi nous, voyant un diamant à terre ne se baisserait pas pour le ramasser ?
Le simple faite d'avoir cette intention de réalisation spirituelle et de mettre quelque chose en œuvre dans cette direction amène déjà un changement dans la vie, va faire que les difficultés présentes vont s'aplanir ou s'atténuer.

Je considère que la spiritualité est la démarche ou l'ensemble des démarches qui nous permettent de nous relier à nous même, à ce que nous sommes profondément. Si dans un premier temps cette démarche semble fondée sur l'acquisition d'un enseignement, je considére que c'est plutôt l'absence d'adhésion à un dogme quelconque qui en est l'aboutissement . Etre libre de tout préjugé et de toute croyance.

Sylvain

La conscience ne fait qu'évoluer au travers de ces épreuves, elle ne régresse jamais, elle est comme un arbre qui pousse : jamais il ne "dé-pousse". Il en va de même pour l'esprit en dépit des apparences. Cette aspiration vers l'ouverture est naturelle et je crois que c'est l'intention que nous avons tous, car finalement nos vies se résument à ôter les freins qui empêchent cette ouverture. Cela revient a dire que la nature de l'humain est fondamentalement bonne, tournée vers la volonté de paix et d'harmonie. Cela demande des étapes, beaucoup de temps (je pense même que c'est mesurable, t'en penses quoi jean yves) et nous devons lutter pour détruire ses freins et accéder à la plénitude. Nous l'avons toujours voulu, nous le voudrons toujours, c'est le sens du mot Vie et en ce sens nous sommes tous des êtres de lumières, et même les plus cruels des humains sont au fond en perpétuel "maximum" en terme d'efforts pour s'ouvrir. Les coups de pompes que nous pouvons avoir sont dus à la fatigue et relèvent de l'instinct de survie.

Le divin, ce n'est qu'un mot. Ce n'est pas la chose. Pour nous le divin est une onde d'amour universelle, qui se répand dans chaque être et chaque chose. C'est la fameuse matière noire que les scientifiques essayent d'identifier, le chi des orientaux, le prana des bouddhistes, la Force dont parle Yoda dans Star Wars. Appelle ca comme tu veux. Peu importe en fait. C'est le grand tout qui nous pénètre et que nous pénétrons et certainement pas un Dieu anthropomorphique aux pratiques méritatoires dépassées. C'est l'Univers entier.

Nous considérons que les guerres de religions ont assez duré et qu'il est temps de défaire la robe, le chapeau, la kippa, la soutane, le voile, pour s'accorder sur notre recherche commune : l'aspiration au bonheur. Et c'est là que la véritable connaissance entre en jeu. Pas celle des livres, mais la véritable expérience de l'être conscient.

La connaissance est l'expérience au contact de la vie. En partant de la souffrance, et en essayant de la réduire. On passe par différents stades de dévellopement, en se servant de différents outils, dont la religion par exemple. Puis on accède a des ressentis de plus en plus subtils, ou la raison n'est qu'un scribe et l'intuition notre guide.

La connaissance spirituelle passe par la compréhension mais surtout l'expérience des notions suivantes : lâcher-prise par rapport au mental-ego, impermanence de la vérité, contemplation directe, connaissance de l'esprit et de ses mécanismes de défense, harmonisation du corps et de l'esprit, compréhension de sa place de sa place dans la nature et dans la vie, apprendre a s'aimer et à être soi, conformément a son être intérieur.

Une évidence qui apparait à celui qui décide humblement de cheminer sur le sentier de la spiritualité est la futilité des dogmes et la subjectivité des croyances. Mais cela demande de lâcher prise et de se confronter à l'inconnu et à la peur, chose que le moi refuse.

Je pense qu'il faut faire attention a ne pas confondre intuition et intention. L'intuition est d'un niveau beaucoup plus élevé, c'est la petite voix que l'on entend a l'intérieur de nous et que l'on reconnais car elle est dérangeante et dis toujours la vérité. C'est la petite graine de sagesse qu'il faut répandre dans tout son être. L'intuition est d'essence divine, nous y avons tous accès libre, à condition d'enlever le voile.

le karma, si karma il existe, ne se traduit pas dans la vie des réincarnés, et pour reprendre ton exemple, de ceux qui ont eu des vies antérieures difficiles, par un simple trait de caractère inné, ce serait trop facile. Les gens qui sur cette planète commettent des actes odieux ont avant tout eu dans leur vie des événements difficiles... Ce qui m'amène a penser que le karma, car personnellement j'y crois, s'organise de manière incroyablement complexe en terme d'événements de vie qui vont créer une continuité de la vie antérieure.

Je crois qu'il faut avant tout faire attention aux mots : l'ego n'est pas forcément cette bestiole immonde qu'il faut éradiquer à tout propos. L'ego, c'est aussi la flamme de vie, la conscience d'être une entité A dans un espace-temps B. Même les plus libres, les plus grand penseurs, avaient un corps, un nom, une personnalité, un ego. Démesuré.

Simplement, je démarque égo inférieur et égo supérieur. L'égo inférieur est celui de la haine, de la perversion, des "pêchés". L'ego supérieur est celui qui vous fait agir au nom de la compassion et de l'amour. Un homme sans ego est un homme mort ! Nous avons tout en nous, et comme il a été dit récemment sur le forum : toute tentative de changer amène a la stagnation. C'est le fait d'etre soi-même qui déclenche le seul véritable changement qui soit pérenne, l'unique chemin. Le chemin dont je parles n'est finalement qu'un choix. On peut choisir, en tout conscience, accepter, tout de suite, ici et maintenant, d'etre libre et en paix. Mais sommes nous prets a affronter la réalité ? Sommes nous préparés ? Pour beaucoup la réponse est non. Et c'est ce facteur qui justifie a lui seul l'idée du chemin, que l'on pourrait aussi appeller le Temps.

Personnellement je pense que cela constituerait un frein à l'evolution de se rappeller avec exactitude qui l'on a été à chaque vie antérieure : on voudrait retrouver la même culture, les mêmes amis, la même situation... C'est pour cela que le blackout est à mon avis total pour ceux qui n'ont pas le niveau spirituel pour se rendre compte du processus des incarnations. Et bien souvent, ceux qui en ont la possibilité ne se réincarnent même plus. Au fond c'est assez logique : la personnalité égotiste étant la partie grossière de l'ego à dissoudre, ce n'est pas pour qu'on nous la resserve à chaque fois. Et de toute façon elle n'existe même pas alors... Mais si on réfléchit bien, on est absolument pas coupé de ses vies antérieures. Il suffit de voir que des personnes qui ont eu la même vie, la même culture, le même conditionnement économico-social etc et à peu près les mêmes événements de vie au meme moment, deviennent au bout du compte des personnes complètement différentes. Comment expliquer nos attirances irrationnelles vers des personnes, des cultures, des pays, des hobbies .. ? Je crois que ce sont en fait des « résidus » de nos vies antérieures. Le moins important a été retiré : l'identité.

Manoe

Je m'explique ; la déférence est une très grande considération (respectueuse), que l'on porte à quelqu'un.
Entre autres, cela peut être interprété comme une forme de révérence, car son caractère insidieux peut porter à confusion.
Quand par déférence, je place une personne sur un socle, je m'embourbe inexorablement dans le culte de la personnalité !

l'humain est un imbécile au grand cœur.

Par contre, on constate de plus en plus, que beaucoup de ces imbéciles ont atteint la fusion avec leurs doubles cosmiques.
Par cette fusion, le moi profond devient fragment universelle.
La fusion du moi profond avec le double cosmique donne un état de conscience élargi.

L'énergie créative et dynamique de cette fusion, pulvérise chez ces humains, l'illusion de l'identité temporaire.
Débarrassé de l'illusion de l'ego, le moi profond s'élève a son plus haut niveau.
C'est-à-dire, la quintessence ultime.

Ces humains sont des avatars et lumière de l'humanité.
Ils ne font pas l'actualité et sont très discrets.
Oui, je crois en l'instinct de survie de l'humain, car l'essence même de sa genèse l'habite.
L'infiniment grand cohabite, avec l'infiniment petit.
Ne reste que le temps et le temps est éternel.

Les hécatombes sont le fruit de la manipulation astrale !
Le mensonge cosmique est trè bien ancré dans l'inconscient collectif.

Geoffroy

La vie est respectable.
Ne pas faire du mal aux autres volontairement est respectable.
Ne pas répondre par la violence à la violence ou à la haine par la haine, est respectable.
Ne pas hurler avec les loups et suivre le troupeau est respectable.
Suivre ses idées et les dires sans haine ni violence, est respectable.

L'univers est multidimensionnel et ce que nous croyons dans ce plan d'existence nous permet de créer ce que nous devons être et ce que notre âme doit connaître. Le paradis existerait sur terre si nous serions tous le même degré d'expériences au niveau de notre âme car nous sommes les cocréateurs de cet univers. Le problème c'est que nous ne sommes pas tous au même niveau et c'est cela qui fait la diversité de l'humanité et parfois la difficulté à son évolution globale. C'est un risque qui à été pris pour la richesse de création de ce monde qui est à la fois un enfer et un paradis fait par les hommes.

S'accrochant à leur personnalité (ego) beaucoup de personne pensent que même s'il évolue et change cette personnalité est éternelle. C'est une erreur, car votre âme évolue indéfiniment tandis que votre personnalité ou ego n'évoluent que dans la durée d'une vie. Cet ego même s'il change n'est pas éternel et la mort est sa fin. Mais pas la fin, vous quittez votre corps votre personnalité met plus longtemps à se dissoudre pour former une autre personnalité pour la vie suivante. Certaines personnes peuvent vivre longtemps (par rapport au temps de ce plan terrestre) dans un état intermédiaire après leurs morts. Quand vous commencez une autre vie c'est une autre personnalité qui se met en place et qui du début à sa fin ne sera pas la même à 10 ans qu'à 60 ans (en mieux ou pire). Le cas arrive que certaine personne réincarnée rapidement continue à être ce qu'elle était dans leur ancienne vie (le cas c'est avéré souvent en Inde peut être du fait que la réincarnation est un phénomène acquis et naturel tandis dans notre société occidentale il peut être considéré comme une névrose ou un dérèglement de la personnalité). Ce phénomène est de courte durée et s'estompe en quelques années. Pour en revenir au phénomène de la réincarnation de la parcelle d'âme dans un corps qui formera un ego distinct. Plus l'âme sera disons d'une grande évolution (il y a des âmes ayant des éons d'expériences et des âmes n'ayant peu ou pas d'expérience) plus l'ego correspondant risque d'être évolué, cela dépend également de la ligne de vie qu'elle s'est fixée et bien sur du libre arbitre de sa personnalité une fois réincarnée. Jésus Christ était donc une parcelle d'une très grande âme dans un ego très évolué.

Dkcitr

Les mots n'ont aucune réalité : amour. générosité. humilité etc sont des
mots. Le problème se corse quand on veut les définir, leur donner un
sens, un contenu. Tu ne trouveras pas deux personnes ayant la même
compréhension du mot amour ou humilité.
Tu ne peux même pas définir de façon claire et définitive ce que c'est
que l'humilité.

Quant à leur application : il y a toute la palette des interprétations de la
réalité en fonction de laquelle on va pouvoir dire : celui-ci a été
généreux ou pas.

La réalité n'est pas à chercher dans des mots, symboles, concepts,
images. Elle est ailleurs. Et c'est ailleurs que se trouve la respectabilité.

C'est notre vie quotidienne : tout part de l'ego, est évalué par l'ego et
retourne à l'ego.
Même avec les meilleures intentions, c'est toujours une activité de l'ego
qui se manifeste.
Même l'observation de soi-même a tendance à être une observation du
moi par le moi? une autosatisfaction subtile.

Avons-nous vraiment le choix de refuser la division et l'isolement ?
Tout dépend de la suite.
On peut admettre définitivement que la vie c'est cela : continuer à
assurer ses arrières et ses avants, continuer à fortifier ses positions
par le savoir, la richesse, les garanties etc parce que tout le monde le
fait et ça fait un monde sans amour.
On peut aussi se poser la question de ce que l'on veut, aime. Et agir
en conséquence.


AllTigersWearStripes

C'est curieux, la persistance de ce préjugé selon lequel qui va voir un psy est un faible fuyard. Si c'est vrai pour certaines personnes qui projettent sur le psy une image de magicien salvateur, ça n'est pas le cas de tout le monde, tout dépend de l'état d'esprit dans lequel on entreprend analyse ou thérapie.

Marie

Il existe des concepts que je nomme paralysant. Et les concepts « yin et yang », comme « ciel et enfer », comme « bien et mal », comme « victime et bourreau », etc., font partie de ceux là. Ils sont de ceux qui embrument l'esprit, ils font imaginer des dangers supposés, tissant ainsi l'émotion et la peur sous toutes formes. Souvent ils n'encouragent que l'inertie et n'apportent aucune liberté.

Mais il faut aussi comprendre pourquoi certains s'accrochent à ces concepts. Ils adoptent face à l'injustice de la vie, un chemin de remplacement à l'impuissance ressenti, et ce, versus le pouvoir d'y faire quelque chose, de faire quelque chose pour soi. Choisir un chemin d'évitement, c'est adopter un chemin d'insatisfactions, c'est se condamner dans l'impuissance. Personne ne peut donner ce qu'il ne possède et aucun n'enseigne autre chemin, ils sont condamnés dans leur impuissance.

Moins on a d'idées, plus on se massacre pour elles.

Ce ne sont pas les vérités des autres qui m'intéressent, mais la qualité de mon erreur.

J'appelle morale tout ce qui étouffe mon cri.

Psyence

Il a été fait état de reproches que l'on peut s'adresser à soi-même causant des division en soi-même. C'est en effet l'effet principale du "jugement". Le paradoxe réside dans le fait que dès que l'on commence à juger les choses ou nous-même en bien ou en mal, l'on crée invariablement la discorde. Nous pouvons etre aussi "droit" est suivre notre bien, s'il résulte d'un jugement, l'autre face sera toujours là pour lui adresser un reproche est suciter à nouveau la discorde et plus de division.

Aspirer au bien dans la croyance qu'il s'agit d'un état de chose immuable et moralement parfait est une illusion.

Il n'y a pas de bien au fond de nous-même, le Seul BIEN est en HAUT de nous-même, et c'est à partir de là que nous devons agir, à partir du commandement issue du sentiment de BIEN lui-même. Il faut se laisser inspirer par le BIEN. Si nous n'agissons pas à partir de l'UN, comment pourrions connaitre l'acte JUSTE, la parole JUSTE dans un monde ou chacun agit à partir de ces limites.

L'intégrité en spiritualité est impossible car elle signifie déjà l'intégration de l'UNITE. Ce que certain croient etre le but de la spiritualité alors que c'est le point de départ.

Le Spirituel ce que c'est pour moi ? c'est la conscience que rien est en-dehors de l'ETRE ou que tout y est contenu; matière, pensée, corps, mémoire, intelligence et peu importe quoi d'autre au fond.

La spiritualité en terme pratique n'est en fait pas une pratique du tout. La spiritualité ne mène nulle part, à nulle endroit qui ne soit déjà atteint. Ou que nous soyons nous sommes ! ETRE est simplement la seule explication à tous le reste.

Mika

la souffrance peut nous pousser justement à nous questionner, elle bouscule les certitudes du moi. Car cela, bon nombre de personnes continueraient à vivre dans l'insouciante égocentrisme qui afflige notre société moderne. On le voit bien, les gens fuient les vieux, la solitude, la spiritualité, la nature et se réfugient dans des paradis artificiels alimentant leur stimulation sensorielle ainsi que des divertissements sans fin pour leur éviter la prise de conscience et donc l'évolution. La souffrance a cela de salvateur lorsqu'elle comprise et dépassé, si la personne s'y enfonce, s'y endoctrine comme on peut tristement le voir dans l'histoire des religions en occidents comme en orient avec les générations de martyres et auto flagellateur. La souffrance n'est pas non plus une fin en soi, le Bouddha, tenta de chercher un remède à la souffrance et non à faire souffrir pour évoluer, il l'avait bien pressenti lorsqu'aprés des années d'ascétisme extrême il sorti de son jeûne et réalisa la voie du milieu. La souffrance est une souffrance lorsqu'on la perçoit avec les yeux de illusions, illusion de la séparation créée par l'ego. Le sage réalisé ne souffre plus, bien qu'il possède peu et que bon nombre de gens considèrent que sa condition et mode de vie sont une souffrance. Ce qui apparaît souffrance pour l'homme du commun en proie à ses possessions, ses désirs et son égocentrisme et libération et joie de vivre pour le sage qui s'est détaché des pulsions instinctives de l'humain et a développé son être intérieur.

Donc, la souffrance peut être la source de notre début de cheminement spirituelle, car elle nous pousse dans nos derniers retranchements, vers le lâcher prise. Une fois sur le chemin, la souffrance ne doit en aucun cas être déifiée, elle n'est qu'un outil de compréhension, comme le reste, votre nature véritable étant joie, sérénité et bien être. Seul, celui qui refuse l'évolution, qui se cristallise devant ses problèmes de vie, qui ne lâcher prise souffre, car il va l'encontre du flux immémorial de la vie, tout n'est que changement. Le lâcher prise est une adaptabilité constante de secondes en secondes, une union harmonieuse avec l'existence, un danse complice avec l'un, ici, la souffrance est très loin, seul réside l'être.

la spiritualité authentique n'est pas une affaire de croyance ni de rationalisation scientifique. Le sage ne croit pas, il sait, car il expérimente intuitivement son unité au cosmos. Les sociétés traditionnelles (indien d'Amérique, aborigène, Dogon et autres) n'ont pas attendu notre science pour vivre en harmonie avec le grand TOUT. Si nous avons mis tant d'espoir dans cette science, ce que nous avons perdu la science antique qui a toujours était une avec la vie spirituelle. Nous tentons désespérément de renouer ce lien brisé par des millénaires d'obscurantisme religieux, un excès (le dogme religieux) en à amené un autre (le dogme scientiste). Donc, avançons oui dans notre science ouverte à la spiritualité, mais ne perdons pas de vu l'essentiel du parcours qui est l'aventure intérieur expérientielle.

Parcequ'il oublie qui il est, l'humain est semblable a un océan qui jalouserait le ciel d'être plus bleu que lui.

Denise

NOS LIMITES NE SONT QUE CELLES QUE NOUS NOUS IMPOSONS

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