*BEN-GHOU-BEY : Mon père, ce fakir - unisson06
paradoxe de fermi


BEN-GHOU-BEY : Mon père, ce fakir

par Jean Luc Goubet


BEN-GHOU-BEY, homme mystérieux aux pouvoirs "surnaturels", homme qui défie les lois de la nature et celles des hommes.

À la fois artiste de variété, guérisseur, et avant tout père de famille, cet homme réellement hors du commun, entraîne les siens à parcourir le monde. Une aventure qui commence en France, se poursuit au Moyen et Extrême-Orient et se termine au coeur de l'Amérique du Sud. Maître de l'occulte, il étonne son entourage même après sa mort. De son vivant, il avait assuré à ceux qui n'y croyaient pas ainsi qu'à son fils Jean-Luc qu'il reviendrait et qu'il ne les abandonnerait pas.

"Ils s'en poseront des questions", disait-il toujours.

Aujourd'hui, son fils sait qu'il a tenu promesse.

BEN-GHOU-BEY, un père pas comme les autres... un fakir.

Vous venez de lire une brève présentation du livre que je viens de publier sur mon père. Un livre de plus sur le marché, un livre de plus qui va parler d'évènements « surnaturels ». Oui, je sais. Mais ce livre est un témoignage, écrit en toute sincérité et sans affabulations. Un écrit qui malgré son caractère « paranormal » est édité dans la collection « Zététique » dirigé par le Prof. Henri Broch.

De son vrai nom : Léon, Lucien, Marius Goubet est né à La Verpillière (Isère) en 1931 et est décédé en 1990 à Asunción au Paraguay.

Toute sa vie durant, il a essayé de faire comprendre à ses contemporains le merveilleux du monde où nous vivons. Toute sa vie, il a essayé de faire comprendre aux « croyants du paranormal » qu'il n'était pas nécessaire d'être « surnaturel » pour réaliser ce que beaucoup prennent pour des miracles. Et, il s'est également battu toute sa vie pour faire comprendre aux « non croyants » qu'un simple humain était en mesure de réaliser ces mêmes «miracles » 

« Je ne suis qu'un homme » disait-il toujours

.Pour ceux qui ne cherchent pas à comprendre, pour ceux qui croyaient en la « magie », seul Dieu pouvait faire voler les « gens » comme un oiseau

Pour ceux qui ne croyaient pas en la magie, pour ceux qui ne se fiaient seulement qu'aux lois « mesurables » construites par les sciences exactes : « Un plus lourd que l'air ne volera jamais ! »

( note de l'auteur: Il ne fallait pourtant pas aller bien loin pour avoir la preuve du contraire : il suffisait de peser le premier oiseau venu !! )

Bref, tout ceci pour faire comprendre que ce n'est ni le camp des ignares ni celui des « savants » ( de l'époque) qui a permis à monsieur tout le monde de pouvoir aller passer ses vacances à l'autre bout de la planète confortablement installé dans un Airbus ou un Boeing de plus de 300 tonnes !

Seuls quelques précurseurs font avancer le monde où vivent des millions d'autres.

Les choses n'ont guère changé aujourd'hui : Parler de l'esprit est pour beaucoup une chose « magique » et pour d'autres, plus scientifiques, plus Terre à Terre est une chose aussi impossible que « le plus lourd que l'air », car on ne peut pas le mesurer, ni même le voir, donc encore moins l'expliquer.

 

BEN-GHOU-BEY mon père, ce fakir

était tellement convaincu de l'existence de l'esprit qu'il abandonna son travail sur scène afin de se consacrer pleinement à son étude. Retiré dans une campagne du Paraguay et malgré les milles et une difficultés de santé et financières auxquels notre famille a dû faire front ,mon père travailla son esprit afin de tenter un contact « Post mortem ».

Un contact qui me serait dirigé, moi son fils.

Un projet de fou ?… peut être…

Mais…

***

Alors ??? Croire ou ne pas croire ? Telle est vraiment la question qui ressort des éternels débats opposant « Zététiciens » et « Parapsychologues »

Mais croire ou ne pas croire à quoi ? Et bien au surnaturel…au paranormal me direz-vous, pensant sans doute que je n'ai rien compris au sujet. Et je ne suis certainement pas le seul à ne pas comprendre, car si les idées exposées sont parfois très intéressantes, il faut bien admettre que ces débats dégénèrent souvent en discussions basées principalement sur une très mauvaise interprétation des mots ajoutée à un orgueil démesuré des participants, campés fermement dans leurs convictions, faute de pouvoir vraiment prouver quoi que ce soit dans un sens ou dans l'autre.

Pour être un rien plus clair, je dirais plus simplement que bien souvent, pour ne pas dire «  trop » souvent, les participants ne savent pas ce qu'ils « bavent ».

Pour commencer si nous regardons un dictionnaire, nous pouvons voir que “ croire ” à plusieurs interprétations.

1/ estimer probable ou possible

2/ Tenir pour vrai

Et si l'on y regarde bien, les deux définitions peuvent se contredire.

La plupart des gens profitent de cette confusion possible afin d'imposer leur liberté de penser.

Tout le monde est libre de “ croire ” dans le sens : estimer probable ou possible . Cela ne gêne en rien au bon fonctionnement du monde, et prouve une ouverture d'esprit.

Mais malheureusement les choses se compliquent lorsque la plupart d'entre nous et surtout  les personnes renfermées dans leur conviction, “ croient ou ne croient pas au surnaturel” dans le sens : Tenir pour vrai ou non . A aucun moment, elles n'admettent que la possibilité de raison puisse être dans le camps adverse . Ce qui met en évidence une forme de pensée radicale et fomente l'obscurantisme .

La différence est énorme.

Et ces débats qui se veulent des discussions entre personnes de haut niveau, rappellent alors trop souvent ces discussions entre gamins de 5 ou 6 ans dans la cours d'une école primaire : C'est mon papa le plus fort…. ! Non c'est le mien !!

Pour continuer, attardons-nous un peu sur le « surnaturel ».

Le mot « surnaturel » est en lui-même une aberration. Tout ce qui est dans la nature est naturel, même si les conditions pour obtenir le phénomène sont rares. L'utilisation de ce mot bafoue l'intelligence de l'homme et n'est qu'une excuse pour dissimuler l'ignorance de certains.

Nous retrouvons d'ailleurs ce type « d'excuse » sur des étiquettes de produits alimentaires voulant prouver leur qualité en affirmant qu'ils sont « à base » de produits naturels. Hors, que nous le voulions ou non, le plus toxique des produits chimiques est toujours à base de produits naturels !

Donc, ne perdons plus notre temps à essayer de mettre un nom sur ce qui nous échappe. Cela ne fomente que des conflits improductifs. Si l'on regarde bien les religions ont fait la même chose depuis la nuits des temps : Moi je suis Musulmans, Moi je suis Catholique, Moi je suis belge !!! etc… tous ont ridiculement campé sur leur positions depuis le temps des cavernes et, dites moi si je me trompe, cela n'a servi à rien. Le problème des conflits religieux est chaque jours de plus en plus présent et aucun n'a encore trouvé le « chemin de Dieu » tant convoité.

Donc, que cherche-t-on a faire ? Et bien me répondrons les crédules : Nous recherchons la vérité. Pour cela, il nous faut des preuves. Des faits reproductibles en laboratoire, mesurables et « étiquetables » . Seuls ces derniers font preuve absolue de vérité.

Ah … !!!..???

Alors là, nous attaquons un autre problème. En effet, faut-il vraiment comprendre que seuls les faits reproductibles en laboratoire, mesurables et « étiquetables » sont importants pour façonner notre monde ? Seuls ces faits classés scientifiquement comme réels sont dignes d'intérêt ? Mon défunt père aurait fait remarquer que la « connerie » n'est pourtant pas mesurable et , malgré l'absence de poids, de couleurs, de volume, de surface ou de la moindre parcelle de matière, elle a formé et forme toujours part de notre monde. !

Donc, nier l'existence d'une chose pour le simple fait que celle-ci ne peut être mise dans un bocal ou dans un sachet cellophane, n'est pas non plus la bonne méthode !

En effet, ce sont les idées et les croyances des hommes qui forment le monde. Et nous pourrions presque dire qu'il ne faut pas «  voir pour le croire  » sinon «  croire pour le voir  » !

Il est à noter que  « l'intelligence » ou la « pensée » d'où découlent les « idées », la « morale » etc…sont des « substances » impalpables, inodores, sans poids ni masse…. donc inexistantes ????

Que serait notre monde sans ces « choses » qui n'en sont pas ???

Beaucoup de personnes relatant des faits « inexplicables » sont accusées de divaguer, d'être psychologiquement instables ou d'avoir eu des visions . On explique alors scientifiquement que l'œil humain peut-être facilement trompé, pour le prouver est alors montré un dessin trompe l'œil où l'on peut voir soit un esquimaux rentrant dans son igloo, soit la tête d'un indien. Et oui, bien sûr, on ne voit ce que l'on veut voir et ceci est valable dans les deux camps ! Alors partant de là, celui qui voit « l'esquimaux » à raison. L'esquimaux est bien là. Mais celui qui voit l'indien, n'a pas forcement tort. Car, lui aussi est là !

Qu'importe la « vérité » mesurable en laboratoire si un phénomène « inexistant » à une influence réelle ? L'effet « placebo » est quand même connu des blouses blanches. Un malade est « miraculeusement » guéri parce qu'il croit bêtement l'être et un autre en bonne santé est un « malade imaginaire » et arrive à tomber vraiment malade . Alors, si une autre personne affirme avoir vu le fantôme de son grand père, que celui-ci lui a fait part d'une confidence et que cette confidence se révèle vraie. Jusqu'à quel point peut-on affirmer qu'il s'agit d'une illusion, si cette dernière débouche sur une vérité concrète alors attribuée au hasard suivant les sceptiques. Tout n'est qu'illusion !

Suffit-il vraiment d'y croire pour que cela marche ? Et pourquoi pas ? Plus d'un scientifique enraciné sur les piliers de sa science exacte a bien été obligé d'admettre que la « foi » peut quelquefois sauver ! Même si le quelquefois est chose rare, il arrive néanmoins que de sérieuses pistes sur l'inconnu s'ouvrent alors.

***

Il existe d'autres arguments pouvant démontrer que la réalité n'est pas aussi simple et évidente comme nous pourrions le penser généralement. Ces arguments ne sont pas mystiques ou ne font pas appel à l'immatériel ou au « paranormal » mais s'appuient sur des bases belles et bien scientifiques.

Pour ne pas compliquer les choses, attribuons seulement à l'homme les cinq sens connus et reconnus : L'ouie, la vision, l'odorat, le goût et le tact.

Tous ces sens sont captés par les organes qui correspondent, sont traduits en langage d'impulsions et suivent un complexe chemin de nerfs jusqu'à la centrale du cerveau. Ces informations codées sont retraduites et alors transformées en sensations. Tout le monde comprend aisément ce schéma clair, d'autant plus que nos ordinateurs travaillent plus ou moins sur un principe identique. Mais… ceci découvre une réalité, qui à force d'habitude passe totalement inaperçue. Nous allons tenter d'en donner une brève description.

Prenons un exemple simple. Nous regardons un objet quelconque. Supposons une fleur. Nous voyons cette fleur et nous assumons que la lumière reflétée par celle-ci vient nous en permettre la vision. Oui…mais non… !

Pour commencer, les photons rebondissant sur la fleur sont perçus par l'œil oui… mais n'arrivent pas tel quel jusqu'au cerveau. Ils sont ressentis et transformés en signaux électriques et codifiés en langage compréhensible pour notre entendement.

La lumière réfléchie par la fleur, n'arrive pas « physiquement » jusqu'à notre cerveau. Donc en conclusion, ce que nous voyons n'est qu'une interprétation réalisée à partir d'une copie codifiée. Et ce schéma est valable pour tous les autres sens ! Nos sensations de la réalité dépendent fortement (pour ne pas dire exclusivement) du pouvoir qu'a notre cerveau d'interpréter les signaux électriques reçus. De ce fait, une même « réalité », ou disons une même fleur n'est pas perçue de manière identique suivant les êtres. Un humain verra une fleur et des couleurs, tandis qu'un autre animal ayant un cerveau fabriqué différemment pourra voir sa réalité en noir et blanc ou y rajouter la perception des infrarouges, des ultraviolets ou allons-nous savoir quoi !

Donc pour donner une fin à cette pensée, il est extrêmement difficile de dire à quoi ressemble la réalité ( la fleur) que nous voulons étiqueter de physique. Etant donné que nous dépendons de l'interprétations des signaux reçus et non du réel contact avec l'objet observé !

Ceci nous amène à penser que finalement le cerveau n'est pas l'organe de perception en soi mais plutôt une sorte de filtre limitant notre monde et nos sensations. Une preuve de plus peut nous mettre sur la piste si nous considérons les témoignages de personnes ayant atteint des hauts degré de méditations où il est supposé que l'esprit abandonne le corps. Libéré du carcan et du filtre que représente le cerveau, les visions et les sensations éprouvées n'ont rien de comparable avec celles habituellement connues. Plus la libération de l'esprit est franche plus la réalité de notre univers se dévoile complète à notre conscience. Des sensations similaires semblent être ressenties par les personnes souffrant une expérience de mort imminente.

***

De toute façon, nous pouvons calculer logiquement, froidement, sans parti pris et raisonner. Nous serions alors un « Zététicien », un scientifique, un vrai de vrai, un de ceux qui a la raison sur le papier. Posons-nous alors la question :

Mieux vaut-il croire ou ne pas croire en « la vie de l'au-delà » ?

Faisons un analyse point par point :

 

1/ Si je n'y crois pas et que j'ai raison : Je ne le saurais jamais car après la mort, c'est le néant

Donc aucune satisfaction

2/ Si je n'y crois pas et que j'ai tort : Et Me… ! Je me suis trompé et j'ai toujours conscience que j'ai été un c.. !

Donc encore moins satisfait !

3/ Si j'y crois et que j'ai raison : Chouette ! J'avais raison et vive le paradis !

Donc satisfaction

4/ Si j'y crois et que j'ai tort : Et bien je m'en tape, c'est le noir absolu et je ne suis même pas conscient d'avoir eu tort !

Rien de fait !

Laquelle choisirez-vous ?

 

Livre disponible :

BEN-GHOU-BEY : Mon père, ce fakir
Editions Book-e-book.