*Anthologie des Koans - unisson06
spiritualite laique - Unisson06

Anthologie des Koans

par Sylvain

 

Les Koan sont de petits proverbes utilisés notamment dans le ZEN, mais on en trouve également de modernes… A quoi servent-ils ? Leur apparence à-priori absurde a pour but de provoquer un soubresaut dans l'esprit de celui qui les lit. Concevoir l'inconvable, imaginer l'impossible, tel est l'exploit et le sens du Koan. Au moment ou vous lisez le Koan il se crée un pont entre votre rationnalité et la part de spiritualité qui réside en vous. La légende dit que certains disciple ont atteint l'éveil à la lecture de certains Koan. Ils mettent en lumière nos contradictions profondes et éclairent nos peurs primales. Quand vous lisez un Koan, pendant un instant vous accédez à la compréhension de l'esprit, par le biais d'une métaphore de votre confusion.

Voici recensés ci-dessous une compilation par catégorie des meilleurs Koan glânés sur le net. Anonymes ou pas, leur nature est d'être diffusés au plus grand nombre. Il me fut impossible de contacter tous les auteurs afin de demander les autorisations, je m'en excuse d'avance, et j'espère de tout cœur qu'ils ont la même philosophie du partage qui règne dans Unisson 06. Bien à vous.

Sylvain.


Les interrogatifs :.

- Quel est le bruit d'une seule main qui applaudit ?

- J'éteins la lumière, où va-t-elle ?

- Lorsqu'il n'y a plus rien à faire, que faites-vous ?

- Une illusion peut-elle exister ?

- Quel était votre visage avant la naissance de vos parents ?

- Qu'y a-t-il au nord du Pôle Nord ?

- L'univers, sans la présence d'une conscience, existerait-il ?

- Une lumière noire éclaire-t-elle ?

- Qu'y a-t-il au-delà de l'espace infini ?

- Suis-je de mon avis ?

- Notre système solaire ne serait-il pas qu'un atome… ? ...et notre Terre, un électron ?

- Ne suis-je pas qu'un rêve ?

- L'ensemble de tous les ensembles qui ne se contiennent pas eux-mêmes comme élément,
se contient-il lui-même ?
Paradoxe de RUSSELL (1902)

- L'arbre qui tombe dans la forêt fait-il du bruit si personne ne l'entend ?

- Quelle a été ma première pensée ?

- L'état post-mortem est-il semblable à l'état ante-natal ?

- Quand vous parlez d'un chemin, où êtes-vous maintenant ? Et où voulez-vous aller ?

- 2 points sont ils forcément à la meme distance ?


Les affirmations :.

- Une journée, une vie.

- L'homme regarde le miroir, le miroir regarde l'homme.

- Le courant rapide n'a pas emporté la lune.

- Non anxieux ici, non anxieux toute la vie.

- Qui excelle au tir ne touche pas le centre de la cible.

- Ce qui te manque, cherche-le dans ce que tu as.

- Pour savoir si l'eau d'un bol est chaude ou froide, il faut y mettre le doigt.. Il ne sert à rien de discuter.

- Un de gagné, un de perdu.

- Jour après jour, c'est un bon jour.

- A esprit libre, Univers libre.

- La courbe ne peut inclure la ligne droite.

- Maison pauvre, voie riche.

- L'heure me regarde et je regarde l'heure.

- La lumière existe dans l'obscurité ; ne voyez pas avec une vision obscure.

- La haine seule fait des choix.

- Recherchez la liberté et vous deviendrez esclave de vos désirs. Recherchez la discipline et vous trouverez la liberté.

- Quand un homme ordinaire atteint le savoir, il est sage. Quand un sage atteint la compréhension, il est un homme ordinaire.

- La voie est sous vos pieds.

- Le bambou existe au-dessus et en dessous de son nœud.

- E n ultime analyse, toute chose n'est connue que parce que l'on veut croire la connaître.

- L'homme regarde la fleur, la fleur sourit

- Les ignares se délectent du faux clinquant et de la nouveauté. Les gens cultivés trouvent leur plaisir dans l'ordinaire.

- Vue par un triangle, la Sphère est un koan !

- Le passé n'existe plus, Le présent n'existe pas, L'avenir est incertain..

- Si tu croises Bouddha au détour d'un chemin, donnes-lui un coup de poing !

- L'infiniment petit, l'infiniment grand

- Les atomes ne représentent qu'un millionième de milliardième du volume de n'importe quel solide !

- Les particules de mon corps ont 15 milliards d'années.

- Ecouter le silence…

- Si tu aperçois une fourche sur la route, prends-la !

- Ne prenez jamais la vie au sérieux. Personne n'en sort vivant de toute façon.

- "Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts." [ Isaac Newton ]

- "Asseyez-vous une heure à coté d'une jolie fille, cela passera comme une minute. Asseyez-vous une minute sur un fourneau brûlant, cela passera comme une heure. C'est cela la relativité." [ Albert Einstein ]

- L'Homme n'est que poussière, c'est dire l'importance du plumeau.

- Vous pouvez aller n'importe où à partir d'où vous êtes.

- La joie des autres est une grande part de la notre.

- Heureux les fêlés car ils laissent passer la Lumière...

- Si tu te cognes la tête contre une cruche et que cela sonne creux, n'en déduis pas forcément que c'est la cruche qui est vide.

- « Il y a deux drames dans la vie : l'un est de poursuivre ses intentions, l'autre est de ne pas y donner suite. »
Oscar Wilde


Les historettes :.

Légèrement différentes des koan dans leur approche, elles n'en restent pas moins éloquentes.

- Ikkyu était un tout jeune moine dans un temple zen ou vivait aussi son frère. Un jour, ce dernier fit tomber un bol de cérémonie du thé, qui se brisa. Ce bol était d'autant plus précieux qu'il avait été offert par l'empereur. Le chef du temple le réprimanda sévèrement, ce qui fit pleurer le petit moine

Mais Ikkyu lui dit de ne pas s'inquiéter : "J'ai de la sagesse, je peux trouver une solution."

Il ramassa les morceaux de céramique, qu'il mit dans sa manche de kolomo, et alla se reposer dans le jardin du temple, attendant paisiblement que le maître ne revint. Dès qu'il l'aperçut, il alla à sa rencontre et lui demanda :

"Maître, les hommes nés en ce monde, meurent-ils ou ne meurent-ils pas ?

- Ils meurent certainement, répondit le maître. Le Bouddha lui-même est mort.

- Je comprends, dit Ikkyu, mais pour ce qui est des autres existences, les minéraux et les objets sont-ils eux aussi destinés à mourir ?

- Bien sûr, répondit le maître. Toute chose ayant forme doit nécessairement mourir, quand le moment est venu

- Je comprends, dit Ikkyu. En somme, comme tout est périssable, on ne devrait pas avoir à pleurer ni à regretter ce qui n'est plus, ni à se fâcher contre la destinée.

- Non, bien sûr! Où veux-tu en venir questionna le maître.

Ikkyu sortit alors de la manche de son kolomo les débris du bol qu'il présenta à son maître. Celui-ci en resta bouche bée.

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" La vie en elle-même est une toile vide, elle devient ce que vous peignez dessus.
Vous pouvez peindre la misère, vous pouvez peindre la joie.
Cette liberté est votre splendeur. "

Osho Rajneesh

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Précepte chinois sur l'argent

L'ARGENT

Il peut acheter une maison, Mais pas un foyer

Il peut acheter un lit, Mais pas le sommeil

Il peut acheter une horloge, Mais pas le temps

Il peut acheter un livre, Mais pas la connaissance

Il peut acheter une position, Mais pas le respect

Il peut payer le médecin, Mais pas la santé.

Il peut acheter du sang, Mais pas la vie

Il peut acheter du sexe, Mais pas de l'amour

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Gobuki et le dragon

Il était une fois un jeune homme pauvre et bien fait qui était renommé pour sa bravoure. En ce temps-là vivait dans la montagne une sorte d'ogre, un monstre, qui interdisait le passage aux voyageurs terrorisés. Les paysans racontaient à la veillée ses horribles méfaits. Nul ne connaissait son aspect car personne n'était revenu vivant de la montagne. Gobuki déclara qu'il irait affronter la bête. On essaya de le dissuader, la jeune fille qui l'aimait pleura, se jeta à son cou, rien n'ébranla sa détermination, son courage. Les plus avisés des paysans lui fournirent des armes : un bâton, une fourche. Le seigneur du lieu ajouta une lance et une épée, un soldat une lourde pique. Ainsi harnaché, Gobuki partit seul dans la montagne. Il marcha trois jours, enfin, le matin du quatrième, il se présenta seul devant la caverne où habitait le monstre. Celui-ci sortit bientôt, grondant et crachant des flammes. Il était horrible à voir. Mais Gobuki, fièrement campé, ne recula pas d'un pouce. Ils demeurèrent ainsi quelques instants à se dévisager. Le temps était comme suspendu, dans l'attente du drame. Enfin, le monstre s'écria :
- « Pourquoi ne t'enfuis-tu pas comme les autres ?
- Je n'ai pas peur de vous ! dit Gobuki.
- Je vais te dévorer ! rugit le monstre. -
- Si vous voulez, regardez, je dépose mes armes sur le sol, le bâton, la fourche, la lance, l'épée, et la lourde pique de soldat, je sais que vous ne me toucherez pas.
- Mais enfin, pourquoi est-ce que je ne te terrorise pas ? interrogea le monstre, stupéfait.
- Je suis l'Atma, je suis la Réalité universelle, je suis cela. Si vous me dévorez, c'est que vous êtes fou, car vous vous dévorez vous-même. Nous sommes un. Mais je vous en prie, si vous voulez le faire, je suis à votre disposition. » Le monstre abasourdi s'écria : « Je ne comprends rien à ce que tu dis, mais avec toi tout devient trop compliqué. Les autres s'enfuient en hurlant de peur, je les poursuis, je les tue, je les dévore. Tout est simple. Là, je ne sais plus ce que je dois faire. Tout compte fait je préfère m'abstenir, je crois que mon estomac ne supporterait pas un être aussi bizarre que toi. Je t'en prie, reprends tes armes et va-t-en ! » Et il se retira, nauséeux et chagrin, dans sa caverne.

 

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C'est l'histoire de deux amis qui marchaient dans le désert. A un moment, ils se disputèrent et l'un des deux donna une gifle à l'autre. Ce dernier, endolori mais sans rien dire, écrivit dans le sable: AUJOURD'HUI MON MEILLEUR AMI M'A DONNE UNE GIFLE. Ils continuèrent à marcher puis trouvèrent un oasis, dans lequel ils décidèrent de se baigner. Mais celui qui avait été giflé manqua de se noyer et son ami le sauva. Quand il se fut repris, il écrivit sur une pierre: AUJOURD'HUI MON MEILLEUR AMI M'A SAUVE LA VIE. Celui qui avait donné la gifle et avait sauvé son ami lui demanda: "Quand je t'ai blessé tu as écrit sur le sable, et maintenant tu as écrit sur la pierre. Pourquoi?" L'autre ami répondit: "Quand quelqu'un nous blesse, nous devons l'écrire dans le sable, où les vents du pardon peuvent l'effacer. Mais quand quelqu'un fait quelque chose de bien pour nous, nous devons le graver dans la pierre, où aucun vent ne peut l'effacer ".

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Poulet aux myosotis. Bon appétit. Se procurer :
a.. un petit poulet bien tendre,
b.. un bouquet de myosotis ,
c.. une pincée de vent ,
d.. une cuillerée de miel,
e.. un zeste de soleil.

Préparation et dégustation : Caresser le petit poulet tendre de la tête au croupion. Mettre le bouquet de myosotis dans un vase bleu ciel. Y ajouter la pincée de vent et le zeste de soleil. Sans plus. Déguster lentement la cuillerée de miel en regardant le petit poulet tendre picorer la pelouse pendant que les autres sont à table !

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Un Samouraï se présenta devant le Maître Zen Hakuin et lui demanda : "Y a-t-il réellement un paradis et un enfer ?"

"Qui es-tu ?" demanda le Maître.

"Je suis le Samouraï..."

"Toi, un guerrier ! s'exclama Hakuin. Mais regarde-toi. Quel seigneur voudrait t'avoir à son service ? Tu as l'air d'un mendiant."

La colère s'empara du samouraï. Il saisit son sabre et dégaina. Hakuin poursuivit :

"Ah bon, tu as même un sabre, prêt à frapper le Maître… A ce moment celui-ci dit :

"Ici s'ouvrent les portes de l'enfer." Mais surpris par la tranquille assurance du moine, le samouraï rengaina son sabre et s'inclina.

"Ici s'ouvrent les portes du paradis", lui dit alors le Maître.

(extrait "Les contes des arts martiaux")

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LE PRINCIPE DE LA GRENOUILLE

"Imaginez une marmite remplie d'eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite, l'eau chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue à nager. La température continue à grimper. L'eau est maintenant chaude. C'est un peu plus que n'apprécie la grenouille, ça la fatigue un peu, mais elle ne s'affole pas pour autant.

L'eau est cette fois vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle s'est affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien. La température continue à monter jusqu 'au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir, sans jamais avoir fait quelque chose pour s'extraire de la marmite.

Si la même grenouille avait été plongée directement dans l'eau à 50°, elle aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l'aurait éjectée aussitôt de la marmite..

Cette expérience montre que, lorsqu'un changement s'effectue d'une manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte ".

Olivier Clerc, écrivain et philosophe

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Vis ta vie...

Aime comme si tu n`avais jamais été blessé...

Travaille comme si tu n`avais pas besoin d`argent...

Danse, comme si personne ne te regardait...

Chante, comme si personne ne t`entendait...

Fais les choses que tu aimes et qui te font plaisir...

Vis comme si tu étais au paradis...

Prends soin de tes amis...

Apprécie l`instant, et vois le côté positif dans chaque situation...

Ne baisse pas les bras si parfois tout ne se passe pas comme il faudrait...

...les vrais vainqueurs sont ceux qui se battent et n`abandonnent jamais !

 

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Un jour, un bûcheron était occupé à couper une branche qui s'élevait au-dessus de la rivière. Soudain la hache tomba dans la rivière. L'homme pleurait si amèrement que Dieu lui apparût et lui demanda la raison de son désespoir. Le bûcheron lui expliqua alors que sa hache était tombée dans la rivière. A sa grande surprise il vit Dieu plonger dans la rivière et remonter une hache d'or à la main : "Est-ce là ta hache?", lui demanda-t-il. Le bûcheron lui répondit : "Non". Aussitôt Dieu retourna dans l'eau et revint cette fois avec une hache en argent : "Est-ce là ta hache ?", lui demanda-t-il à nouveau. A nouveau le bûcheron lui dit: "Non". A la troisième tentative, Dieu revint avec une hache en fer, et lui demanda à nouveau : "Est-ce là ta hache?" "Oui!", lui répondit cette fois le bûcheron.

Dieu, touché par l'honnêteté de l'homme, lui donna les trois haches. Le bûcheron rentra tout heureux à la maison. Quelques jours plus tard, le bûcheron longeait la rivière en compagnie de son épouse. Soudain celle-ci tomba à l'eau. Comme l'homme se mit à pleurer, Dieu lui apparût à nouveau et lui demanda la raison de son chagrin. "Ma femme est tombée dans la rivière", lui répondit l'homme en sanglotant. Alors Dieu plongea dans la rivière et réapparut avec Adriana Karembeu dans les bras: "Est-ce là ta femme ?", lui demanda-t-il. "Oui !" hurla l'homme. Dieu, furieux, fustigea l'homme : "Tu prends le risque de me mentir ? Je devrais te damner !" Le bûcheron l'implora : "S'il te plaît, Dieu, pardonne moi ! Comment aurais-je dû répondre ? Si j'avais dit 'Non' tu serais remonté avec Jennyfer Lopez. Si, à nouveau, j'avais dit 'Non', tu serais revenu avec mon épouse et j'aurais dit 'Oui'. A ce moment là, tu me les aurais données toutes les trois. Mais je suis pauvre et pas du tout en mesure de subvenir aux besoins de trois femmes. »

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Mon ami ouvrit le tiroir de la commode de son épouse et en sortit un petit paquet enveloppé de soie : Ceci, dit-il, n'est pas un simple paquet, c'est de la lingerie.

Il jeta le papier et observa la soie et la dentelle. J'ai acheté ceci la première fois que nous sommes allés à New-York, il y a 8 ou 9 ans, mais elle ne l'a jamais utilisé. Elle voulait le conserver pour une occasion spéciale.

Et bien, je crois que c'est le bon moment justement. Il l'approcha du lit et rajouta ce paquet à d'autres choses que les pompes funèbres emmèneraient. Sa femme venait de mourir.

En se tournant vers moi, il me dit : ne gardes rien pour une occasion spéciale, chaque jour que tu vis est une occasion spéciale !

Je pense toujours à ces paroles, elles ont changé ma vie. Aujourd'hui, je lis beaucoup plus qu'avant et je nettoie moins, je m'assieds sur ma terrasse et admire le paysage sans prêter attention aux mauvaises herbes du jardin. Je passe plus de temps avec ma famille et mes amis, et moins de temps au travail.

J'ai compris que la vie est un ensemble d'expériences à apprécier, désormais, je ne conserve rien.

J'utilise mes verres en cristal tous les jours. Je mets ma nouvelle veste pour aller au supermarché si l'envie m'en prend, je ne garde plus mon meilleur parfum pour les jours de fête, je l'utilise dès que j'en ai envie. Les phrases du type « un jour » et « un de ces jours » sont en train d'être bannies de mon vocabulaire.

Si cela en vaut la peine, je veux voir, entendre et faire les choses maintenant. Je ne suis pas tout à fait sûr de ce qu'aurait fait la femme de mon ami si elle avait su qu'elle ne serait plus là demain (un demain que nous prenons tous à la légère). Je crois qu'elle aurait appelé sa famille, ses amis intimes, peut-être aurait-elle appelé quelques vieux amis pour faire la paix ou s'excuser pour une vieille querelle passée. J'aime penser qu'elle serait peut-être allée manger chinois (sa cuisine préférée). Ce sont toutes ces petites choses non faites qui m'énerveraient beaucoup si je savais que mes heures sont comptées.

Je serais énervé de ne plus avoir vu certains de mes amis avec lesquels je devais me remettre en contact (un de ces jours). Énervé de ne pas avoir écrit les lettres que j'avais l'intention d'écrire « un de ces jours ». Énervé de ne pas avoir dit assez souvent à mes proches combien je les aime. Maintenant, je ne retarde rien, ne repousse ou ne conserve rien qui pourrait apporter de la joie et des rires à nos vies.

Je me dis que chaque jour est spécial. Chaque jour, chaque heure, chaque minute est spéciale...

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« Toute chose est comme elle est. Elle n'a de nom que le nom que nous lui donnons. C'est nous qui la nommons, lui donnons une valeur. Nous disons " cette chose est bonne " ou " elle est mauvaise ", mais en soi, la chose est simplement comme elle est. Elle n'est pas absolue ; elle est seulement comme elle est. Les gens sont seulement comme ils sont. »

Ajahn Sumedho.

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Un homme tomba dans un trou et se fit très ma :

Un Cartésien se pencha et lui dit : « Vous n'êtes pas rationnel, vous auriez dû voir ce trou ».

Un spiritualiste le vit et dit : « Vous avez dû commettre quelque péché ».

Un scientifique calcula la profondeur du trou.

Un journaliste l'interviewa sur ses douleurs.

Un yogi lui dit : « Ce trou est seulement dans ta tête, comme ta douleur ».

Un médecin lui lança 2 comprimés d'aspirine.

Une infirmière s'assit sur le bord et pleura avec lui.

Un thérapeute l'incita à trouver les raisons pour lesquelles ses parents le préparèrent à tomber dans le trou.

Une pratiquante de la pensée positive l'exhorta : « Quand on veut, on peut ! »

Un optimiste lui dit : « Vous avez de la chance: vous auriez pu vous casser une jambe ».

Un pessimiste ajouta : « Et ça risque d'empirer ».

Puis un enfant passa, et lui tendit la main...

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Un homme arrive chez lui un soir fatigué après une dure journée de travail, pour trouver son petit garçon de 5 ans assis sur les marches du perron.

- Papa, est-ce que je peux te poser une question ?

- Bien sûr !

- Combien gagnes-tu de l'heure ?

- Mais, ça ne te regarde pas fiston!

- Je veux juste savoir. Je t'en prie, dis-le moi !

- Bon, si tu veux absolument savoir : 35.00€ de l'heure.

- Le petit garçon s'en retourne dans la maison avec un air triste.

Il revient vers son père et lui demande :

- Papa, pourrais-tu me prêter 10.00€ ?

- Bon, c'est pour ça que tu voulais savoir. Pour m'emprunter de l'argent ! Va dans ta chambre et couche-toi. J'ai eu une journée éprouvante, je suis fatigué et je n'ai pas le goût de me faire achaler avec des niaiseries semblables.

Une heure plus tard, le père qui avait eu le temps de décompresser un peu se demande s'il n'avait pas réagit trop fort à la demande de son fils. Peut-être qu'il voulait s'acheter quelque chose d'important. Il décide donc d'aller dans la chambre du petit :

- Dors-tu ?

- Non, papa !

- Écoute, j'ai réfléchi et voici le 10.00€ que tu m'as demandé.

- Oh merci papa !

Le petit gars fouille sous son oreiller et en sort 25.00€.

Le père en voyant l'argent devient encore tout irrité.

- Mais pourquoi tu voulais 10.00€ ? Tu as déjà 25.00€ !

Qu'est-ce que tu veux faire avec cet argent ?

- C'est que... il m'en manquait. Mais maintenant j'en ai juste assez. Papa, est-ce que je pourrais t'acheter une heure de ton temps ? Demain soir, arrive à la maison plus tôt. J'aimerais souper avec toi !

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