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Mots à maux

par Yéhoudit Cohen

Naturothérapeute, formatrice en biopsychologie et kinésiologie,
consultante en thérapie olfactive (fleurs de Bach)


Qui, un jour ou l'autre, ne se sent pas tiraillé, inquiété par ce qu'il vit ?

Qui ne s'est pas laissé emporté par les événements ? Quel que soit le parcours de chacun , toute vie est ponctuée d'événements , espérés ou inattendus, heureux ou dramatiques et nous sommes tous, plus ou moins confrontés à l'ingérable : maladies, accidents ou deuils qui nous laissent désemparés, démunis.

Dans ces moments de souffrance, il nous arrive d'éprouver un sentiment d'impuissance, d'incompréhension voir d'injustice qui suscitent de nombreuses interrogations. Pourtant, nous aspirons tous au mieux être. Alors est-ce un coup du sort, une fatalité, le fruit du hasard ?

Face à tout ce qui nous atteint, nous avons deux attitudes possibles. Soit nous mettons l'événement sur le compte de la malchance ou de la maladresse d'autrui et concluons que le monde, les autres, la vie, sont injustes. Soit nous nous demandons pourquoi cela nous arrive, à ce moment de notre existence. Rien ne semble au hasard, il y a un sens certainement à tout cela.

Imaginez que Me y se promène dans un parc, elle marche tout en pensant à ses soucis, elle ne voit pas devant elle un trou de 3 m qui a été fait. Elle tombe dedans en s'évanouissant. Le fait qu'elle tombe avec son corps mou, lui sauve la vie, elle s'en tire avec des contusions. Cela s'est passé très vite, elle était face à une situation de stress ingérable, Sa pensée consciente était ailleurs, sinon elle aurait eu le temps de penser à faire un pas de coté.

Qu'est ce qui a provoqué cette réaction d'évanouissement dans son corps et qui lui a sauvé la vie ?

Quand vous subissez un stress quelconque, ce dernier provoque l'élévation de votre pression artérielle. L'accroissement de la pression est décelé par des cellules nerveuses situées dans les parois de certaines artères. Ces cellules envoient un message à votre cerveau afin qu'il puisse interpréter le message et réagir par l'envoi d'influx nerveux à votre cœur.  Votre pensée consciente se met alors en éveil pour essayer de trouver une solution, dans la plus part des cas.

Parfois, cependant, la solution ne vient pas, le stress est à son niveau maximal. Alors c'est la biologie, plus précisément celle du cerveau qui se charge de gérer, de trouver une solution dite de survie. Ce n'est peut-être pas la solution que j'aurai trouvée de manière consciente.

C'est ainsi que nous avons en nous un gardien de notre vie, notre cerveau inconscient qui va prévoir un programme de survie, une solution au stress, à mon conflit. Il va le biologiser d'une certaine manière. Ce peut-être un évanouissement comme dans ce cas, une grippe, une dépression, ou une fatigue.

Mais vous me direz, comment notre cerveau va biologiser le conflit dans tel ou tel symptômes ou maladies ?

Tout dépend de notre interprétation, notre ressenti face à la situation ingérable.

Il y a en nous deux parties : une partie dit inconsciente émotionnelle de notre vie, ce que je vis intérieurement, et c'est cette partie qu'on associe au cerveau droit qui intervient dans le stress ingérable et une partie dite conscience, rationnelle, intellectuelle, qu'on associe généralement au cerveau gauche.

Exemple : Un enfant de deux ans fait un eczéma au pli du coude et du genou. L'eczéma est une maladie de peau qui démange. La peau est le premier organe des sens qui nous met en contact avec l'extérieur par le sens du toucher.

Quel était le ressenti pour cette enfant ?

Peu avant, sa mère, institutrice, a repris son travail. Le soir, quand elle rentre, elle n'a pas de patience. L'enfant se sent incompris et souffre de la séparation. Il ressent le besoin d'être en contact contre sa maman, d'être pris dans ses bras. Il a besoin de ce contact sécurisant apaisant. Dans ce cas, l'enfant n'a pas été entendu, n'a pas pu dire ce qui lui faisait mal , aussi c'est son corps qui en quelque sorte c'est exprimé par la mal a dit , la peine n'ont dite, par l'eczéma qui pourrait se décomposer en ex aima , car il s'est senti mal aimé par sa mère. Nous comprenons que la maladie est la solution parfaite d'un conflit ingérable et elle est la traduction biologique de la pensée ou de son équivalent. Il existe des conflits conscients : perte d'un mari, d'un enfant, coups durs subis. D'autres sont inconscients : épisode de l'enfance, secret personnel ou familial, événement de générations passées.

Un autre exemple, une patiente dont la meilleure amie de longue date venait de lui faire une « crasse », dira qu'elle ne peut digérer cette situation qui la mine, la peine et la choque profondément. Le genre de pathologie qu'elle peut contracter peut aller jusqu'à un cancer de l'estomac. Cette fois-ci la "chose" indigeste n'est pas réelle ou physique, mais virtuelle. Notre cerveau ne fait pas la différence « comme si » égale « c'est » . Il ordonne la solution au conflit psychologique présent ressenti comme indigeste.

Un autre détail important : notre cerveau inconscient ne connaît que le temps présent , tant qu'un conflit n'est pas résolu, il reste en mémoire. Ce qui s'est passé il y a dix ans, un choc, un deuil non fait, il est là, mais le déclenchement du programme survie du cerveau ne se fait pas forcément immédiatement. Mais, attention, un petit stress peut faire déborder le verre !!! Agir comme déclenchant.

Exemple : une femme qui s'est brûlée avec un poêle à l'âge de 8 ans, déclenche à 70 ans un eczéma au même endroit de la brûlure et ce, à la suite du décès de son mari.

La programmation se fait souvent tôt dans la vie et en remontant plus loin encore, nous pouvons retrouver le vécu conscient et inconscient des parents, à la conception et pendant la grossesse, sans oublier les vécus de la première année de vie ainsi que des ressentis semblables dans les générations nous précédant (étude trans-générationnelle). Toutes ces prises de conscience amènent la personne à se prendre en main.

Bien sûr, la seule prise de conscience suffit rarement pour guérir, mais un travail de mise en contact avec ses ressentis profondément enfouis libère énormément. Lorsque l'on comprend ce de quoi la maladie voulait nous guérir (ce que le mal a dit), elle n'a plus sa raison d'être et s'esquive sans mot dire.

Aussi, quand il y vous arrive un événement désagréable, angoissant,

•  Accepter votre ressenti, ne le refoulez pas.

•  Exprimez le à quelqu'un envers qui vous avez confiance.

•  Vous pouvez l'écrire, le dessiner… (le mettre en mots ou en symboles)

•  Prenez de longues respirations, relaxez, tout problème a une solution.

•  Juste avant de vous endormir, demandez à votre inconscient une solution (les réponses sont souvent étonnantes et symboliques.

•  Faites une marche dans la nature, si possible, et méditez.

La solution est en vous-même. Si vous ne le voyez pas encore, recentrez vous, mettez vous en contact avec votre potentiel. Guérir c'est agir sans peur et changer. Car en chacun réside une étincelle qui ne cherche qu'à briller.

 

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